mardi 20 décembre 2011

Chronique Bd du mercredi: Atar Gull

Les récits d’esclavages sont nombreux, on y voit souvent l’homme, beau, bafoué, au cœur bon, rêvant de justice, de liberté ayant une grandeur d’âme telle qu’il pardonne aux oppresseurs. Atar Gull n’est pas de cette race. Il rêve de vengeance, peu importe le prix, le temps.

Les dessins de Bruno qui semblait être fait pour exprimer les années 70 comme dans son excellent inner city blues servent ici à une tout autre époque. La jungle, qu’on avait vue dans sa série ovni biotope, les océans, les décors intérieurs également sont très crédibles et réalistes malgré un trait rond aux formes opaques. Bruno nous dessine un méchant àa la carrure digne des Dark Vador et Voldemort. Blupart est mystique, grand et son visage est de marbre. Ses cheveux et sa cape imposent. Sa cruauté est sans fin, bref un méchant qu’on adore détester. Atar Gull, le héros, est aussi intéressant. Sa masse musculaire, la largeur de ses épaules son crâne rasé et ses yeux foncés le rende redoutable et crée des attentes face à son destin impossible.
Fabien Nury, scénariste gage de réussite, adapte un roman d’Eugène Sue paru en 1831. L’histoire est bonne, on sait dès le début les intentions d’Atar Gull, mais il nous tient en haleine avant sa concrétisation. La réalité du monde esclavagiste est démontrée de façon très crue, voire choquante, mais il s’agit de fait, le roman à l’époque avait un but militant, Son parcours est semé d’occasions de mourir et d’injustice. La perception d’un homme noir comme une sous race est venu me chercher, la lecture nous plonge dans ce contexte et nous fait imaginer la vie de ses hommes, de ses femmes et enfants nés à une mauvaise époque.

C’est un livre que j’attendais avec impatience, que j’ai dévoré d’un coup, que j’ai relu que j’ai beaucoup aimé. La fin, que je ne dévoilerai pas, vous pouvez continuer la lecture, m’a un peu déçu par sa subtilité, par son manque de tranchant, étrangement, j’aurais préféré que ce soit tout blanc ou tout noir (!)


Pour d'autres excellents billets allez voir la bande à Mango

vendredi 16 décembre 2011

Chronique BD: Sillage liquidation totale

Sans le savoir j’avais hâte à cet album qui clôt enfin un cycle qui semblait être sans fin. Navis fait du gros ménage !

Jean-David Morvan a cette qualité de prendre en considération le caractère humain, dans le bon sens du terme, de ses personnages. Navis traverse des épreuves incroyables, normalement sa perception du monde devrait être altérée. Le genre science fiction ayant été inventé afin de critiquer le monde présent par l’entremise du futur qu’il sera. Le monde dans lequel évolue Navis est plutôt noir. Peut-elle restée joyeuse ? Cette évolution pessimiste en fait d’elle une héroïne blasée. Avec ce tome, on voit enfin une lumière au bout du tunnel, mais la tâche n’est pas facile. La rencontre avec le personnage sur la couverture est donc symbolique, elle affronte par lui, le sillage au complet.

Phillippe Buchet est fidèle au rendez-vous. Ses scènes de combat sont fluides et se comprennent bien. Son découpage n’est pas classique, mais n’est pas trop éclaté non plus. Sa force principale se situe surtout dans l’invention d’extra-terrestres, de vaisseau et de décors de forêt autant que d’intérieurs technologique.

Cette bande dessinée se lit bien, est divertissante, mais respecte un style populaire sans grande philosophie ou profondeur. On peut lire pour s’amuser ? Dans le cas de ce tome 14, liquidation totale, la mission est accomplie.

mardi 13 décembre 2011

Chronique BD : Doomboy

Tony Sandoval est un bédéiste particulier. On l’aime ou pas. Son univers s’articule autour de la mort, l’amour, du rejet, de l’acceptation de soi de l'intimité et de la musique. Ces thèmes me touchent, je l’aime bien.

Doomboy est un jeune guitariste qui fait des émissions de radio pirates anonymes. Il joue du haut d’une falaise, face au vent, face à l’horizon, face à la mer et c’est très joli. Il joue pour communiquer la peine d’une être perdue. L’illustrateur ose même, un projet téméraire, dessiner les sons. (L'image ci contre.)Voir un son dessiné de la sorte nous laisse imaginer ce que les personnages de l’histoire vivent et entendre, c’est très intéressant. Je dirai même que c’est poétique puisque son écriture, en image, évoque des images sonores en nous. De la méta-illustration si je peux me permettre ! Malgré un petit relâchement des couleurs et de certains détails dans ses personnages, que les puristes appellent minimaliste ou épurement du trait, c’est agréable pour l’œil. Les grandes cases de paysages sont magnifiques et certaines cases sont iconiques, on les voudrait sur un chandail ou une carte postale.

Comme je le mentionnais précédemment, côté scénario, l’auteur mexicain revient avec la mort qui est très présente. Je gagerai que son adolescence était ardue puisqu’ici encore le jeune héros est rejeté et mis à part. Le jugement des autres, l’expression de la violence suite à la colère, l’esprit de groupe sont des scènes récurrentes, mais tellement chargées d’émotions qu’elle font la force des ses albums. Il ajoute ici une touche de fantastique et des personnages secondaires attachants par leur complexité. On ne saurait prédire leurs actes tant leur position face au héros sont mitigée. C’est riche parce que réel.L'histoire, bien raconté, ressemble à nos vies. Lorsqu'il ajoute le petit bout impossible, on est déstabilisé mais embarqué.

Bref les amateurs du cadavre et du sofa et de Nocturno seront ravis par la force poétique des pages de Doomboy tant par ses dessins que ses ambiances intimes.
Pour d’autres suggestions, visitez les blogueurs de la bande à Mango.

lundi 12 décembre 2011

Chronique BD Fraternity tome 2

Fraternity ! Ahhh Fraternity, que de clics et claques sur la blogosphère face à cette trop attendue série ! Je suis du clan de ceux qui aiment.


Fraternity, pour les néophytes, est un village en marge de la société où les habitants pratiques une sorte de socialisme pur. Ce projet est dans un déclin grave. Plusieurs personnages gravitent dans la trame dont un enfant sauvage, une bête, une jeune enseignante et un vieux philosophe. Je dois d’office dire que Diaz Canales confirme ici ce que je pense depuis longtemps sans jamais oser l’avouer : il n’est pas un bon scénariste. Avouons le, les deux derniers Blacksad ont été sauvés par les dessins fabuleux de Guardino. Mais pour Fraternity l’auteur est pris entre deux choix. Faire 6 tomes pour approfondir toutes les pistes et risquer de perdre des lecteurs en route ou le boucler en diptyque et laisser des portes ouvertes… Moi j’ai choisi de suivre l’histoire d’Émile et de la bête. Je suis chanceux, leur relation est scellée dans le tome 2. Mais pour tous les autres, rêvons ! J’avoue qu’il y a élément à déception.


Par contre, les dessins de Munuera sont sublimes. Ses paysages, ses plans, son découpage, ses scènes de mouvement, j’adore tout du dessinateur de l’excellent Spirou et l’homme qui ne voulait pas mourir. Après avoir lu une première fois j’ai repris à zéro en ne regardant que les images, elles expriment tant. Bien que surutilisé, l’effet brumeux et sépia apporte une pauvreté, voire même un indice temporel, au contexte du récit.


Fraternity n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais la lecture ou plutôt le spectre d’après lecture m’est agréable. Je termine alors sur une note positive en réservant un accueil sévère au prochain Canales.

vendredi 9 décembre 2011

Chronique BD: les Nombrils un coule d'enfer

Moment tant attendu dans les salles de classe, la sortie du dernier tome des Nombrils. Me libraire me confiait que plusieurs papas achètent pour eux autant sinon plus que pour leurs filles. Tous seront comblés par ce livre solide en tout point.

Marc Delafontaine, prend un malin plaisir à dessiner des arrières scènes, des détails et des scènes transitoires, ce qui enrichit l’album. Ces personnages comme Albin et la nouvelle Karine offrent une gamme d’émotion et de mystère dans la plus grande justesse de ton. Couleurs, décors, ambiances, rien à redire graphiquement ça coulent et ça se lit doucement.


Maryse Dubuc, accompagnée de son conjoint Delaf se défonce totalement. Le niveau scénaristique est tel que parfois je me demande ce qu’ils font dans un journal jeunesse. Autant les blagues sont savoureuses, le suspense est à son comble. L’imbécillité de Vickie est digne des imbéciles de Goscinny. Plusieurs blagues, comme celle de raison et maison, m’ont décroché un éclat de rire. Elle sait nous transporter et nous amener où elle veut afin que la chute soit plus délectable. J’adore que la ligne du punch se double, nous pensions A, il se déroule B pour la chute et vlan ce n’est pas C mais D. Attrapeur attrapé. Bref un humour très intelligent et un sens du gag très efficace En plus de respecter ce style de blague à chaque page propre au monument qu’est le journal Spirou, le scénario avance, les relations se compliquent et l’intrigue atteint son paroxysme. Comme pour le tome 4, on termine le livre en se disant pauvres auteurs, ils se sont peint dans le coin ! La relation Karine, et les deux pétasses, Karine et son nouveau, Karine et son ex. tout explose, revient, repart, on a des doutes on ne sait pas. De se faire trimbaler d’un côté et de l’autre comme ça est une expérience de lecteur de haut niveau. Un vrai bijou !


Quand je pense que certaines mamans refusent d’acheter à leur fille cette BD sous prétexte que les tenues sont inappropriées… Je n’ai pourtant jamais porté de braies rayées bleu et blanc torse nu!

Chronique BD: Thorgal le bateau Sabre

Jusqu’à l’âge du l'université, je ne lisais aucune BD au dessin réaliste. Que des Spirou, Gaston, Snoopy, Astérix et cie. J’ai rencontré un copain, merci Guy, qui m’a initié à la BD adulte. J’ai dévoré en un été la totalité des Thorgal, XIII et Jérémiah.
Je suis resté bien attaché à Thorgal, bien qu’après le tome 18 environ, la série décline sérieusement. Mais voilà un nouveau souffle depuis le tome 30 ! Rosinsky revient à la charge avec ses pinceaux et nous offre de la couleur directe tout à fait magnifique. Les nouveaux scénarios de Yves Sente mettre l’emphase sur Jolan, le fils de Thorgal. Suite logique puisque le valeureux Vicking rêve de trêve paisible depuis 29 albums… On a eu droit à un début de cycle intéressant, malgré les jeux de mots douteux, le professeur qui se nomme Mantor et la cité dans le tome présent qui s’appelle Bagh Dhad... Mais l’histoire est là et Jolan se révèle digne de son père, un héros juste, courageux bref on le suivrait. Je croyais que c’était parti.
Le bateau sabre est une histoire de Thorgal. Jolan y fait une brève et insatisfaisante apparition. Le papa doit aller chercher son dernier rejeton enlevé par les magiciens rouges, il s’engage comme mercenaire sur un bateau commercial. Ce récit est en quelque sorte complet. Se lit seul sans nécessairement avoir besoin des tomes précédents. C’est une jolie parenthèse, meilleur que bien d’autres comme le mal bleu en autre, mais je reste sur ma faim. Le focus mis sur Jolan, l’intrigue de son équipe, rien ! Aucun développement, je vois où il veut aller, mais le détour est trop grand.
Je terminerai en mentionnant que les dessins de Rosinsky sont incroyables, les scènes avec les chiens de traîneau tout comme celle avec l’orque sont vraiment sensationnelles. La bonté excessive et la droiture de Thorgal sonnent faux et rendre moins crédibles certains moments du récits. Principe et morale ne devraient pas être autant souligné dans un monde barbare où l’on meurt si facilement.

mardi 15 novembre 2011

ChroniqueBD du mercredi: Paul au parc

Je suis le premier à défendre la bande dessinée québécoise en répétant qu’il n’y a pas seulement Michel Rabagliati, qu’il faut découvrir les autres, les Marsi, les Leif Tande, les Girard, les Lapierre, les Voro,les Zviane et j’en passe. Mais quand un nouveau Paul, le Tintin québécois, arrive sur les tablettes, je l’avoue, je me garoche littéralement dessus.


Cette fois-ci Paul est jeune, plus jeune que dans Paul à campagne. Paul au parc raconte la jeunesse d’un garçon de 12 ans chez les scouts dans l’époque de la crise d’octobre, célèbre événement des années 70. Utilisant la nostalgie comme arme de séduction, l’auteur explicite un passé quasi universel où tous les lecteurs se reconnaissent. Dans ses relations avec sa mère, son père ou sa chipie de sœur, on rigole et on reconnaît des gens de notre entourage. Ses personnages sont riches et il prend le temps de les faire réfléchir pour leur donner une profondeur sympathique, crédibilisante sans être nécessaire au déroulement de l’intrigue, juste pour le plaisir. La majeure partie du récit se déroule dans un camp de vacances. Mais ce qui fait le charisme d’un Paul se sont les petites anecdotes, les expressions, les faits vécus qui sonnent si réels.


Graphiste de formation, Michel Rabagliati sait aller à l’essentiel avec une ligne claire, un trait efficace. Sans trop entrer dans les détails, il crée des concepts. Cette forme de dessins rejoints bien son scénario puisque qu’il ne dessine pas par exemple une tente en particulier mais le concept général, global, d’une tente. C’est ce qui permet à tous de s’y retrouver de s'y reconnaître. Dans le même ordre d’idées, il sème ici et là en arrière plan des détails très intéressants : des graffitis felquistes, des affiches de BD dans sa chambre, les disques vinyles de sa copines, des marques ou des commerces de l’époque, encore une fois, il nous berce de doux souvenirs.


Évidemment, il y a une histoire! On se promène dans les souvenirs d’enfance, mais on va dans une direction précise. Je n’avais pas vu venir cette finale, mais ce chapitre est bien terminé. Reste à savoir si ce tome déclenchera une polémique comparable au précédent Paul à Québec, gagnant du prix du public à Angoulème…


Cette chronique s'inscrit dans la BD du mercredi de la bande à Mango

vendredi 4 novembre 2011

chronique BD Lex Luthor man of steel

J’ai connu le duo Azzarello et Bermejo par le fantastique et troublant Joker à la couverture si fascinante. Avec la série Smallville, j’ai redécouvert le personnage de Lex Luthor, je le redécouvre encore avec ce comic book incroyable.
Brian Azzarello est un auteur remarquable. Il écrit bien. On sent que chaque phrase a été ré-écrite plusieurs fois avant d’arriver à autant d’impact, autant d’évocation et de sens et de double sens. À maintes reprises je me suis dit que ce pavé narratif est si riche que je le voudrais sur un chandail ou une carte postale. Comme lorsqu’il dit : « je ne suis pas intéressé à faire descendre les mieux nantis, mais à élever ceux qui en ont moins. » Il y a une belle philosophie et un parallèle subtil entre superman et les gens qui nous entourent qui se donnent le titre de supérieur. Il est agréable aussi d’y retrouver Superman dans le rôle du méchant puisque nous lisons l’histoire selon le point de vue de Lex Luthor, rêveur, amoureux et victime. On pourrait reprocher à cet opus d’être un peu trop verbeux car les scènes de combat sont quasi- inexistantes.
Lee Bermejo dessine un trait hyper-réaliste. Son découpage est dans la ligné de la nouvelle générations des comics-book américains. J’aime ces illustrations pleines pleine pages, ces cases loupes pour souligner des évènements particuliers et ses superpositions d’images. Il ne fat pas omettre Dave Stewart son coloriste qui utilise des palettes de bleu pour les pages avec Lex Luthor et des oranges flammes pour les page avec Superman.
Leur titre vedette 100 bullets me fait de l’œil plus que jamais car ce duo est selon moi gage de succès.

mardi 1 novembre 2011

Chronique BD: Carottes aux surprises

Je ne lis pas souvent de BD jeunesse, mais lorsque le dessin est aussi magnifique et qu’il s’agit d'un chef-d'oeuvre de Fable contemporaine porteur de message et d'ambiance quasi magique avec des dessins tout simplement hallucinants, je fais exception.

Un lapin savant travaille fort à une invention magnifique. Son rêve, une carotte aux Étoiles, une sorte de feux d’artifice. Le résultat est éblouissant, pas seulement dans le scénario, pour les lecteurs aussi. S’en suit la tourmente ou la tornade de la popularité et de la commercialisation accompagnées des habituelles déceptions et désillusions qui riment avec argent et pouvoir.

Régis Lejonc, selon une idée de Thierry Murat nous concoctent une fable écrite tout en poésie d'une beauté attendrissante dont la morale nous rend tristounet. Mais les émotions, c'est pour ça qu'on lit!

La force de ce livre réside dans la confrontation entre le texte et les images ou devrais-je dire leur complémentarité. L’histoire se veut douce, mais les images sont carrées, pleines de symboles noirs. Les visages, même s’ils sont à contre-jour de style ombre chinoise, parlent tellement. Dans cet univers animalier, le chef d’entreprise n’est rien de moins qu’un requin !

Le choix des couleurs est aussi très évocateurs et crée des ambiances qui soulignent les parties du développement. Tout est noir et le reste est coloré en orange, vert, mauve selon la situation.

Je dis BD jeunesse, mais certaines subtilités ne seront pas comprises par les plus jeunes. Les parents apprécieront qu’on pense à eux pendant ce délicieux moment de lecture.

Gâtez-vous em lisant le début sur le lien suivant La carotte aux étoiles

Re-gâtez vous en lisant d'autres chroniques BD de la bande du mercredi chez Mango

jeudi 27 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011

Chronique BD: Ralph Azham.

Je l'attendais depuis longtemps, ce nouveau Lewis Trondheim. Petite anecdote, du fin fond de ma Gaspésie, ma libraire me dit que je peux avoir la version numérotée signée par l'auteur et sa femme coloriste ou la version de monsieur tout le monde. Devinez laquelle j'ai pris. Voilà le pourquoi du délai. Il est arrivé, j'ai le numéro 111 d'une série de 125, il y a 16 étampes, donc 2000 exemplaires. Signé au crayon de bois par Lewis Trondheim et Brigitte! Joli!

Ralph Azham est un jeune élu qui n'a pas suivi son destin d'élu. Il est plutôt le bouc émissaire du village. Face à la menace, les villageois devront s'unir, Ralph Azham se retrouve à la croisée des chemins. Lewis Trondheim joue et contrecarre les classiques de l'héroïc-fantasy en nous amenant dans des sentiers inattendus. Son ironie et son humour est d'une efficacité incroyable. Détesté de tous, son personnage principal passe la semaine attaché dans le parc à cochon. On le sort de sa merde car le vote est égal entre les villageois. Il doit trancher. Il propose, le premier qui me lèche aura mon vote, il pue et est tellement sale... C'est du Trondheim! Il s'amuse aussi avec des concepts, des idées scénaristiques osées, géniales et sort des sentiers battus.

Les couleurs de Brigitte Findakly sont un peu trop froides. Beaucoup de mauve, de vert et de bleu gris. Les ciels rouges par contre sont tout à fait sublimes et créent un effet saisissant. Les personnages animaliers de Trondheim sont à la hauteur de ces autres séries. Ils transcendent l'émotion avec ce qu'il faut d'efficacité dans les visages.

Une bonne série, qui peut ressembler à Donjon, qui nous rappelle d'ailleurs que Donjon n'est plus publié... Mais une bonne série qui je l'espère se poursuivra, car le tome 2 invite vraiment de façon pressante au 3 qui sortira seulement l'an prochain.

mardi 11 octobre 2011

chronique BD du mercredi: Alter ego, Camille

Ceux et celles qui me suivent (je les remercie) ont déjà entendu parler d'Alter ego. Il s'agit d'une série en 6 épisodes qui sont interdépendant sans nécessairement suivre un ordre chronologique. Chaque livre peut se lire seul aussi. À la fin, il y a des questions soulevées. Il suffit de choisir le tome voulu. À ma deuxième lecture, j'ai pris Camille.



Encore cette fois, la couverture dans un but d'uniformité, est dessinée par une tierce personne. Efa, qui s'occupe des personnages, amène de l'émotion et même une touche d'humour à cette BD. Aucune erreur agaçante. Ses personnages africains sentent le vrai, même si leur rôle est un peu trop typé, un vieux riche et son sous- fifre. Par contre leurs éclats de rire autant que leur visage circonspect sonnent bien. Les couleurs d'Albertine Ralenti sont plus homogènes et s'harmonisent mieux que le tome Darius.



Camille est la fille d'une des fondatrice de la compagnie qui gère le secret qui mène la série. Suivre ce personnage répond à certaines questions mais évidemment en soulève d'autres et donne le goût de poursuivre la série. C'est un bon signe, l'intérêt est présent. La section marketing doit être contente aussi... Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est que le secret, que je trouve difficile à ne pas dévoiler, le noeud de l'intrigue, est dévoilé sous une autre facette. On apprend les mêmes choses, mais avec des détails différents, bref tout se complète. Malheureusement, Camille qui m'avait semblé sympathique en personnage secondaire dans Darius est moins intéressante dans une histoire à elle seule, mais elle ouvre des facettes de sa mère qui m'obligeront à lire le tome Jonas... Je crois que je suis parti pour tous les tomes. Pauvre portefeuille.



Le mercredi toutes les suggestions de BD chez Mango.

mardi 4 octobre 2011

Chronique BD du mercredi: Rewind

Évidemment, dans la bande dessinée éditée au Québec, tous attendent le dernier Michel Rabagliati avec impatience. Les vrais mordus de BD québécoise, en attendent d’autres, dans l’ombre de celui que l’on nomme le Hergé du Québec. Leif Tande et Philippe Girard sont pour moi aussi importants. Grande joie donc d’acquérir chez mon libraire Rewind de celui qu’on appelait Phlpp Grrd.
La BD étant moins populaire au Québec qu’en Europe, les créateurs d’ici ont justement gardé leur âme créatrice et leur désir de se réinventer. Philippe Girard s’aventure dans un scénario hors du commun. Son personnage principal est pourchassé, près à être tué. Avant de mourir, il lui reste un dernier choix : Dans les bras de quel quidam va-t-il échoir ? Si son choix est mauvais, on appuie sur REWIND et on recommence! Un peu à la cours Lola cours, on refait le trajet. A chaque trajet, on en apprend un peu plus sur le passé immédiat du héros, la raison de sa fuite ou l’identité de ses poursuivants. Ce qui est intéressant, c’est que le personnage est conscient de recommencer. Des phrases percutantes ponctue ses retours telles : Toujours la même question. Qui ? Peut-elle vraiment me sauver ? Je dois reprendre la lecture et mourir une fois de plus. Bang ! Ou encore : Il y a des gens qui luttent pour échapper à la mort, alors que moi je lutte pour échapper à ma vie. C’est ce qui rend ce scénario intéressant, cette spirale labyrinthique sans fin. Bien qu’une des fins, m’aie un peu déçu, l’ensemble est fort.

Graphiquement aussi on ose chez M. Girard. Il garde son style, sa signature graphique, mais évolue, s’améliore de livre en livre. Plusieurs plans de vue s’enchaînent, gros, petits cases superposées, le tout dans un ensemble très dynamique. Lorsque le pourchassé perd la carte, sa vision floue est bien exprimée. Ce que j’ai aussi particulièrement aimé ce sont la plans de fusils et les ombragés qu’il utilise pour diversifier une scène répété. On voit parfois les coups d’encre au pinceau et c’est très joli, plus humain.
Bien que je préfère la visite des morts qui est mon coup de coeur des récents Philippe Girard ce dernier livre est une belle preuve que l’auteur de la ville de Québec a toujours le soucis de se réinventer et ne s’assoit pas sur ses lauriers. De ne pas se considérer acquis, c’est un privilège de lecteur !
Pour d’autres suggestions de lecture, comme si celle là ne vous suffisait pas, allez visiter les BD du mercredi chez Mango espèce de gourmands !

dimanche 2 octobre 2011

Chronique BD: Clones wars épisodes, à vos ordres!

Les amateurs de Star Wars ont une panoplie de BD et romans à lire. Le plus difficile est de faire un choix. J'avoue de prime abord que je suis fan de Star Wars. Les clones wars un peu moins. Mais la série Clones Wars 2003 sur cartoon network en dessin animé, non pas en image de synthèse sur ordi, m'avais plue. De courtes capsules de 3 minutes sur le DVD, il y en avait 30 de suite, ça donnait un rythme d'enfer. Le style graphique est repris en BD. J'ai acheté le tome 4 attiré par les personnages connus pour les jeunes, mais quelle surprise en lisant ce petit recueil de grosseur manga.


Entre la série mère, la vraie, la bonne et la nouvelle génération, il y a des trous à combler, ce genre de BD vient à point nommé. Elle se situe entre le film 2 et 3. Le tome 4, à vos ordres! contient une réflexion philosophique sur le rôle de soldat. Oui oui, philosophique. Les guerriers clones étaient au service du conseil des Jedis, lorsque Papaltine à pris le pouvoir par un coup d'état, ces guerriers clones ont eu l'ordre de tuer leur ancien patron, ancien collègues mêmes anciens amis, les chevaliers Jedi. Ce petit livre inoffensif, nous raconte comment ça s'est passé au quotidien. Comment vit-on avec ce genre de décision? Ajoutons une incartade avec les deux droids les plus connus de l'univers et la prémisse de la carrière de combattant de Chewbacca et le recueil est complet. J'en ressors donc entièrement satisfait malgré un doute de laisser ce bouquin entre les mains de mes jeunes enfants.


Pour l'illustration, on remarque sur la couverture l'originalité du traitement stylisé de l'équipe des frères Fillbach et Rick Lacey. Les plans sont simples mais efficaces, la coloration sans grande tonalité n'est pas trop criarde et j'ai apprécié la personnalité graphique des nouveaux personnages, aussi attachant sont-ils, ils meurent parfois avant la fin du chapitre... Pour enfant cette série? Pas sûr...

mardi 27 septembre 2011

Chronique Bd du mercredi: Gargamel et les Schtroumpfs

Il est rare pour moi de lire de la BD jeunesse, je n’y vois pas l’intérêt. Je le fais pour le travail, il y a des emplois pires que d’autres… ou pour mes enfants. Les miens ont évidemment vu les Schtroumpfs 3D cet été, ils sont fans de la BD depuis longtemps et les 100 quelques schtroumpfs qui me restent de ma collection de jeunesse les amusent beaucoup. Quand ce nouveau tome des petits êtres bleus est sorti, Emmanuel 7 ans le voulait et ce avec son argent de poche. Je leur fait la lecture le soir, voici ce que je pense :
Tout d’abord j’ai cru au coup de marketing et je suis parti frileux. Mais d’un autre côté, je suis de ceux qui croient que Hergé fut égoïste d’apporter Tintin dans sa tombe, donc je suis favorable au Studio Peyo.
L’univers des Schtroumpfs semble être une série qui se penche sur certains éléments qui peuplent le dit univers. Succès cinématographique enligne, Gargamel fut donc le premier. C’est le préféré de mes garçons. Il s’agit donc d’un recueil de plusieurs petites histoires de Gargamel. On y voit son cousin, ses neveux et d’autres histoires entourant ce sorcier au caractère horrible.
Les histoires sont sympathiques. J’ai toujours considéré qu’il n’y a que peu d’albums des Schtroumpfs que j’aime, ils sont dans les 12 premiers en fait. Culliford, le fils du grand Peyo s’en tire bien avec les histoires plus courtes. Garray au dessin est vraiment épatant. Ses deux ans près du grand maître sur Benoit Brisefer on été très formatrice, son dessin est solide, les expressions sont bien rendues. Je ne peux lui reprocher que d’avoir dessiner les petits neveux du Gargamel chauves…
Finalement, mes enfants ont plus aimé que moi, mais bon, ne sont-ils pas à 4 et 7 ans, le bas du public cible de cette BD. Grand bien leur fasse, ils lisent !
Voyez d’autres suggestions de BD chez Mango et ses amis blogeurs.

dimanche 25 septembre 2011

Chronique BD: Gi Joe

Lorsque j’étais jeune, vers 13 ans, j’allais avec ma mère lorsque l’occasion se présentait au kiosque à journaux du village voisin. Il était le seul de la région à tenir des comicbooks. Je les lisais en français. Mon frère achetait Hulk ou Spiderman et moi j’étais fidèle à Gi Joe. Ne comparez pas avec le film qui est un pur navet ou avec le dessin animé qui suivait la série, âme en moins. Comme d’habitude, le livre est meilleur! Secrètement, je me passionnais pour l’histoire d’un seul personnage, Snake-eye. Un ninja vêtu de noir qui était muet suite à un accident d’hélicoptère. Son maître avait été assassiné, son frère avait rejoint les forces ennemies du commandant Cobra et sa liaison amoureuse avec le sergent Scarlett était des plus mystérieuse. Larry Hama le grand créateur de cette série menait plusieurs intrigues de front. Certaines plus militaires m’ennuyaient au plus haut point. Au numéro 46, nous étions dans l’apogée, près du dénouement de l’histoire de Snake-eye. Je me suis rendu au kiosque, plusieurs fois sans jamais pouvoir acheter le 47. Les éditions Hachette, à l’époque vivaient des difficultés et avaient cessé de traduire donc de publier quelques séries dont la mienne. Le marchand de journaux, aimable et compatissant m’avait même fait venir le numéro 71 en anglais puisque mes voisins américains étaient rendus là. Triste consolation.
Depuis quelques mois, un de mes amis de mon club BD lis beaucoup de BD en anglais, on sauve 50% en achetant dans la langue originale et on peut lire plus tôt d’excellents albums ! Je me suis initié et j’ai aimé.
J’ai fait mes recherches sur le net et à l’Imaginaire, la Mecque de la BD au Québec, j’ai trouvé les intégrales en anglais. J’ai donc commandé le tome 5 et le tome 6 qui comprend les épisodes 41 à 60. Je les relis tranquillement, un à un, doucement, 25 ans après avoir perdu le fil de ma série. Les dessins ont perdu de leur charme et les autres intrigues m’emmerdent royalement, mais Snake-Eye, Storm-Shadow et leur vengeance familiale me tient encore en haleine. Que Loisel nous fasse patienter 7 ans entre deux albums de la Quête, je m’en fous, j’ai la couène dure maintenant !

mercredi 21 septembre 2011

Chronique BD du mercredi : Bloodlight

Je ne suis pas du tout un fan de Twilight, je suis un garçon ! De plus, je n’aime pas ceux qui surfent mercantillement sur une vague populaire. Finalement, les pastiches d’un univers déjà existant, c’est un peu surfait. Si vous êtes totalement en désaccord avec moi, vous adorerez Bloodlight.
Il faut préciser que je suis responsable des achats à l’école où j’enseigne. Je dois tenir compte de tous les goûts, dans ce cas-ci, celui des jeunes fillettes, bien qu’après lecture j’opterais plus pour les adolescentes. Je vais dîner rapide et je m’apporte un livre, je prends le premier de la pile en me disant que pour mieux conseiller il faut connaître.
J’ai rit, à un point tel que la serveuse a pris en note la référence du livre ! Bloodlight suit exactement le même scénario que le film, (que je me suis tapé avec mes élèves, prévisible convenu et ennuyant) sauf que dans la BD, on y met des blagues à profusion. Cette ironie face au phénomène, les petits clins d’œil qui souligne les invraissemblances du film, c’est délectable. Ajoutons à l’ensemble des jeux de mots intéressants et c’est gagné.
Ce qui m’a le plus surpris c’est que le dessin de Esras et les couleurs de Gwen sont magnifique. Pour ce genre de produit, habituellement vite fait, on peut engager des gribouilleurs. Non, ici des personnages bien campés avec du style, une mise en page dynamique qui sert à l’action et des couleurs parfaites. Les ciels, les scènes de nuits et la peau des « visages-très-pâles » sont à point.
A mon grand étonnement, une très belle surprise un moment de lecture agréable. Ai-je parti de trop loin ?
Pour d’autres suggestions, le mercredi, c’est chez Mango, le reste de la semaine, revenez ici, vous êtes les bienvenu !

mercredi 14 septembre 2011

Chronique BD du mercredi: Alter Ego, Darius

Il est de plus en plus courant d'éditer sur une période plus courte une série dessinée par plusieurs illustrateurs. Alter ego offre un principe que les bibliothécaires aimeront: les 6 tomes se complètent sans se lire dans l'ordre. L'histoire globale comprend plus ou moins 4 personnages principaux et chaque tome creuse d'avantage un pan de leur rôle on un événement particulier du récit.
Une agence secrète recrute des anges gardiens. L'objetcif de chque employé est simple, il doit surveiller son protéger sans jamais révéler qu'il s'agit d'une mission. Notre héros, Darius, un ancien policier devenu ange-gardien est voisin de palier avec Bram, une petite racaille qui se met constament les pieds dans les plats. Cet agence cache quelque chose, une découverte scientifique qui concerne les relations humaines. L'intrigue est bien présente et soutenue. Par contre, le type de série oblige, il y a des trous dans l'histoire. Ces manques se comblent dans les autres tomes, on peut même choisir le tome en fonction de la partie de l'intrigue qui nous intéresse. Mais en lisant un seul, c'est un peu incomplet. Ajoutons à ce détail quelques raccourcis scénaristiques cahoteux, on peut être laissé sur notre faim.
Les personnages, dessinés par Efa sont honnête et ne comporte aucune maladresse dans les émotions. Le héros porte uen barbe deux teintes et le noir ressemble souvent à des taches de cambouis au visage. Les décors, hyper réalistes sont fait par Luca Erbetta. Tout est cohérent, bien détaillé et crédible. L'ensemble de la série est sous la direction d'un seul homme, Mathieu Reynès, il assure, j'imagine ou j'espère, une fluidité entre les tomes.
Un bon moment de lecture qui m'incite à lire au moins un autre tome, je choisiria d'ailleurs Camille puisque je suis resté sur ma faim quant à cette jeune demoiselle.
Pour d'autres suggestions de BD: Visiter les blogueurs du mercredi sur le blog de Mango.

vendredi 9 septembre 2011

Chronique Bd : Gil Jourdain

Lorsque je lis une ancienne bande dessinée, je le fais surtout par nostalgie. Je cherche à revivre d'anciens souvenirs littéraires. Il m'est rare d'apprécier une BD publiée il y a plus de 50 ans sans être accroché ou agacé par son côté non pas vieillot, mais dépassée.


Gil Jourdain est l'exception à la règle. Je n'en avait jamais lu et j'ai adoré. Mes copains du club BD me la conseillaient et je suis tombé sur une occasion en or, il faut dire que neuf ce recueil coûte 45$. L'intégral tome 1 compte 4 histoires du détective comique: Libellule s'évade, Popaïne et vieux Tableaux, La voiture immergée et Les cargos du crépuscule. Maurice Thillieux a su apporter l'humour dans le récit policier avec un trio de personnages succulents. Gil Jourdain, l'inspecteur perspicace, héros parfait. Libellule, ex-prisonnier assistant qui enligne les jeux de mots douteux. De le voir se faire rire lui même est bien rigolo. Finalement, Crouton, le policier maladroit qui se prend tous les coups dans la poire. L'humour est plus classique pour ne pas dire burlesque, mais efficace, pas tordant, sympathique. Au dessin, c'est simple, le plus pur style Belge, parfait avec le mouvement, l'expression, presque Franquinien.

Donc, de bonnes aventures qui ont bien vieillies.

mardi 6 septembre 2011

Chronique BD du mercredi: Spirou dream Team

Mon cher ami PG Luneau en déjà parlé en bien et il m'a convaincu en personne d'acheter cette BD des plus loufoques.
Spirou Dream Team est un pastiche du monde de l'édition. Les auteurs Yann et Léturgie qui signe une de mes BD préférées, l'excellent et irrévérencieux Polstar, tire ici sur tout ce qui bouge. Qu'on rebaptise le cow-boy en Ducky Duck, le riche hériter en Wargo Lynch, nos petites Québécoises en Lombrics, ça prend un bonne dose d'auto-dérision.

J'apprécie aussi les tirs faits sur d'autres compétiteurs du monde de l'édition. Le patron de chez Soleil qui tente de faire feu de tout bois, devient proprio d'un bouiboui appelé la Paella Kabylle de chez Mourad. Les spécialistes de la sciences fiction et du fantastiques, qui sont malheureusement au bord de la faillite, se font renommer les Hémorroïde dissociés. Ajoutons à ça quelques jeux de mot du genre "nous sommes félins pour l'autres ma chérie" dit le lion à la tigresse, la sauce prend!

Le scénario joue également sur plusieurs plans afin de mieux mettre en place certains gags. Lorsqu'on veut faire entrer le Manga pour ne pas rater la vague, on va chercher un petit animal nippon, un vrai, dans les bureaux. Ce "Sakapis" à prononcer sous la même intonation que Pikachu est à se tordre de rire. Afin de crédibiliser une irruption dans le scénario (à l'intérieur de l'histoire! ouf on tombe dans le méta!) l'histoire est jouée feuilleton télé dans la BD.
Finalement, les dessins, très efficaces représentent des personnages bien typés. Frédérick Niffle en paon est très révélateur.

Il y a longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant une bande dessinée. Je vous la conseille donc, d'autant plus si vous vous intéressé au joyeux et mouvant monde de l'édition.

Pour plein d'autres suggestions, visitez la BD du mercredi sur le blog de Mango!

dessins utiles

Quatre enfants le matin avant le boulot c'est un peu du sport! Voilà les pictos de routine que je leur ai faits pour qu'ils se rappellent ce qu'ils peuvent faire pour m'aider:

1-faire le lit
2- Ouvrir les rideaux
3- mettre son pyjama au lavage
4- S'habiller!

Je pense changer l'ordre, mais bon, le mesage est là. J'espère que vous aurez reconnu PETIT POILU l'excellente série préscolaire de la collection Puceron chez Dupuis.

mardi 23 août 2011

Chronique BD du mercredi: Fraternity

Visitez le blog de Mango pour retrouver d’excellentes suggestions de BD dans la BD du mercredi de Mango et ça non hasard, le mercredi !
En partant, sur la BD il y a un auto-collant, gage de succès selon mon opinion. : Par le scénariste de Blacksad et l’illustrateur du Signe de la lune. Il s’agit tout de même de deux BD dans mon top 10 à vie. Fraternity part donc avec une avance.
Le duo nous a concocté un diptyque épatant. Diaz Canales mise encore sur des sujets sociaux pour meubler la trame de fond de son scénario. Fraternity est une communauté crée par un groupe d’hommes et de femmes qui ont des visions sociales idéalistes. Dans ce village retiré de toute civilisation, l’harmonie, l’égalité et la liberté sont supposées régner. Évidemment, les plus riches de ce système communiste se trouvent lésés par cette utopie. Un jeune enfant sauvage trouvé en forêt, une institutrice vertueuse attendant son amour, un groupe de déserteurs noirs et un vieux philosophe, qui ressemble assez à Pacome de Champignac, sont les personnages principaux de ce récit mystérieux. Ajoutons à l’ensemble quelques fortes têtes malintentionnées et une bête fabuleuse et nous avons une brochette parfaite.
Jose Luis Munuera utilise tout comme dans le Signe de la lune un effet flou en bordure de case pour accentuer les lumières et créer des ambiances intrigantes à souhait. On sent le plaisir qu’il a remplir de détails ses cases de végétations, les scènes en forêt sont somptueuses. Sont découpage est relativement sobre et c’est mieux ainsi, mais il utilise des pleines pages sans bulles pour souligner l’intrigue et s’assurer que le lecteur prenne le temps de vivre ce qui se passe. Les tons de couleurs pourraient ressembler à du noir et blanc, parfois sépia, parfois dans des teintes bleutées ou verdâtres, ce choix donne un aspect vieillot, voire même nostalgique. À quelques reprises, j’ai retrouvé des mimiques à la Spirou et Fantasio, mais cela ne m’a pas agacé puisque je considère son dessin les tomes 47, 48 et 49 de la dite série excellents.
Je ne peux me prononcer pleinement avant d’avoir lu la deuxième moitié, mais une chose est sûre, ce duo de choc ne déçoit pas, il promet même de belles réussites. Je ne manquerai pas la sortie de cette finale.

samedi 20 août 2011

Chronique BD :S.A.M.

J'adore les séries post-apocalyptique. S.A.M. est en plein dans la mire. Un groupe de jeune résiste, survive dans les ruines d'une ancienne ville. Ils se sont formés une petite société dans laquelle tous ont des tâches, des rôles et des responsabilités. L'objetcif de vie est simple: trouverà manger et garnir la pharmacie.Un problème classique se pose, un armée de robot tente de les arrêter, c'est parti pour une tetralogie qui promet.


Shang est un grand metteur en scène. Son agencement de cases, ses plans font de lui un narrateur hors pair. Par contre son peuple d'adolescents, dont le code vestimentaire futuriste est bien réussi, peut parfois porter à confusion. J'ai du retourner sur une case ou deux pour comprendre que le pronom "il" était atribué à ce que je pensais être une "elle". Mais c'est le seul bémol. Ses couleurs et ses ombrages sont bien réalisées. Il peut être dificile de dessiner le chaos sans que le dessin soit chaotique.


Ce premier tome est une prémisse. On en apprend peu sur les personnages mis à part sur Yann, une tête brûlée qui croit pouvoir se lier d'amitié avec un robot. Arme à double tranchant, les quatre couvertures sont présentées en quatrième de couverture et dans le tome 2 on le voit chevaucher ce même robot. Le suspense du tome 2 tombe donc à plat. Par contre, on ne s'embarque pas dans uen série interminable. 4 tomes c'est fait! On pourrait enfin comprendre ce que signifie S.A.M.?

jeudi 18 août 2011

Chronique BD: Joker

Vous allez peut-être trouver ça étrange mais c’est d’abord la couverture de cette BD qui m’a attirée. J’ai su après que ce duo a remporté plusieurs prix dont le prestigieux Eisner Award Adorant Batman et surtout son ennemi le Joker, j’ai été servi ici puisqu’il s’agit d’une histoire mettant en vedette presqu’exclusivement le Joker. Le scénario de Brian Azzarello joue sur le réel. Le Joker sort de l’asile d’Arkham fauché. Il doit se refaire. Il part donc à la recherche de contacts, part se refaire une équipe. La narration est faite par un personnage secondaire qui est le nouveau bras droit du Joker. La folie de ce dangereux désaxé est amplifiée par la peur qu’à ce bras droit de se faire tuer à tout moment, selon les sauts d’humeur de son souriant patron. Je ne saurais dire qui a influencé l’autre, mais le Joker d’Heat Ledger dans le film Batman Return ressemble beaucoup à celui de la BD. Même folie, même psychose, pas juste un méchant, un homme profondément torturé, tourmenté et cruel.
Dans les comics américains, il est fréquent et frustrant de voir des couvertures illustré par quelqu’un d’autre que le dessinateur ou par le principal intéressé mais avec un autre médium. Je comprends les obligations de parution de la presse américaines, mais Lee Bermejo nous offre un mélange des deux. Dessin crayonné, encré par la suite pour 80% des cases et peintures magnifiques dans les moments clé où le suspense est à son comble, le mélange se fait même dans une planche. Il joue souvent avec l’image, nous offrant par exemple le visage du Joker à travers une vitre de voiture où la ville est reflétée. L’effet est saisissant ! De plus ses cadrages et ses mises en pages sont fluides sans tomber dans la banalité. Réussir à oser, sans perdre la cohérence c’est un tour de virtuose. L’univers de Batman est propice à des scènes iconiques : les plans de corniches en contre jour, son effroyable sourire, les échanges de tirs, les fonds de ruelle, c’est donc un univers glauque mais confortable pour les amateurs du chevalier noir.

mardi 16 août 2011

Chronique BD: Apnée

Le murmure des libraires et blogueurs du Québec n'avait que ce titre à la bouche, Apnée de Zviane. Arrivée deuxième au Bédélys d’Or du Québec, la jeune prof de musique publie en quelque sorte son premier album. Quelques millimètres et la plus jolie fin du monde étant des versions papier de son excellent blog. J’avais adoré ses histoires gagnantes au concours Glénat Québec, Apnée était donc une lecture très attendue. Peut-être trop ?
Apnée est l’histoire d’une fille qui remonte difficilement d’une dépression. L’image est belle. Si on omet la faune et la flore aquatique, l’impression d’entre enveloppé, de respirer difficilement est une belle comparaison entre le sport et la maladie. Zviane n’a pas choisi de moments dramatiques, de pointes d’émotion ou de crises de larmes suivies de discussions semi-pédagogique sur la dépression. Elle utilise ce qu’elle sait le mieux faire, l’éloge du quotidien. Car c’est dans les petits moments de tous les jours que la dépression est la plus présente, est la plus douloureuse.Les rencontres avec des gens trop de bonne humeur où celles avec des anciens copains qui ne savaient pas, ces hasards qui sèment des malaises sont très bien représentés.
Il faut dire que depuis sont séjour à la maison des auteurs d’Angoulème, la jeune bédéiste a travaillé son trait. Son ancien style de dessin instantané, qui débordait de joie et d’énergie sied moins à l’ambiance d’une histoire comme celle-ci. Son choix de ne pratiquement pas dessiner d’œil est stratégique aussi car les regards peuvent parler, mais leur absence aussi. C’est le propre de ce fléau social, crée un grand vide entre les êtres, ils ne se voient plus. La scène d’ouverture d’ouverture où l’on ne voit que ses mains malhabiles sur ces cuisses dans le taxi donne le ton à un livre parlant qui malgré tout, sensibilise à une maladie dont personne n’est à l’abri.
Je m’attendais à un peu plus, surtout que son ma, le début de la chute aux éditions colosse, introuvable maintenant je crois, m’avait tellement marqué… Mais je suis persuadé que cette lecture en vaut la peine, c’est pourquoi j’ai choisie cette dernière dans le cercle de lecture du mercredi de Mango. En plus, chers collègues blogueurs qui êtes plusieurs Européens, voilà une belle occasion de goûter au terroir culturel littéraire du Québec.

mardi 2 août 2011

Chronique BD du mercredi: W.E.S.T.

Lorsque Xavier Dorisson et Fabien Nury s’unissent, le résultat ne peut être que formidable. W.E.S.T., Weird Enforcement Special Team est un groupe de 5 hommes et une femme, chacun ayant des compétences spécifiques, sous les ordres du président Roosevelt. L’aspect far west est très présent et la touche fantastique paranormale rajoute à la série une ambiance qui la différencie des autres westerns.. Dans ce dernier dyptique, le héros, Morton Chapel doit exorciser sa propre fille. Cette mission a un double sens. Cette dernière est possédée du même démon qui a conduit à la mort de sa mère, la fille d’un homme influent dans cette jeune Amérique. Chapel affronte donc ses propres défauts de père, la réticence de son équipe et le désaccord de Roosevelt dans ses méthodes en plus de ce démon qui a ruiné sa vie. Le combat est grand. Dans ses collègues de la W.E.S.T., il est intéressant de voir l’indien catholique, Angle Salvage, opposer son chamanisme à l’expertise psychologique de 1904 de Kathryn Lennox dans la guérison de la pauvre Megan. Le scénario est bien ficelé, même si les finales des deux cycles précédents étaient, selon moi, un peu meilleures.
Christian Rossi, connu pour ses séries historiques fait de celle-ci un chef d’œuvre. À plusieurs reprises, il n’encre pas son crayonné et applique la couleur quand même, laissant des espaces blancs, où habituellement il y aurait du noir et créent des effets brumeux propices aux scènes d'esprit. Il n'hésite pas non plus à dessiner des planches presque muettes où l'émotion est palpable dans les regards des personnages. Lorsqu'il prend 3 cases pour exprimer l'ampleur du mouvement l'effet est saisissant. Ses successions de gros plans, de scènes d'action, de plans d'ensembles et de répliques assassines coulent au long du récit. La relecture de la BD sans lire les phylactères reste agréable puisqu'il joue avec les icônes du western tels pistolets, chevaux, vieilles locomotives et autres éléments d'architecture connus.
Bref, une bande dessinée forte qui ne laisse pas indifférent.

Me voilà donc de retour dans le joyeux cercle de lecteurs de Bande dessinée du mercredi de Mango. Je vous invite à double cliquez sur son nom pour découvrir d'excellentes suggestions de lecture.

lundi 1 août 2011

Chronique BD XII, les treize premiers

Cette série me trottait en tête depuis longtemps parmi ma liste à relire. Étonnamment, je ne les avais pas lu depuis... 13 ans!
Je répète: XIII est un homme retrouvé presque noyé. Une balle à la tête lui a faut perdre la mémoire, il porte un tatou, treize en chiffre romain. Sa longue et dangereuse quête d'identité l'amènera à découvrir les multiples et complexes facettes de son passé. Il s'agit en effet d'une libre adaptation du roman de Robert Ludlum, lui même inspiré de l'assassinat de Kennedy.
J'adore les nombreux revirements de cette série. À Chaque fois que le héros approche du but, ses ennemis, dont le tueur la mangouste, probablement le meilleur rôle de méchant de toute la bande dessinée, arrivent en même temps que lui. Il marche dans le brouillard le plus total. Puisqu'amnésique, tous ses anciens rivaux savent où l'attendre. Il est donc désavantagé, mais sa témérité, ses bons alliés, ses habiletés incroyables et avouons le une chance hors du commun, lui suffisent pour s'en tirer. Le suspense est toujours tendu et les rebondissements sont spectaculaires. L'information sur son identité nous est donnée au compte goutte ce qui, évidemment, oblige à plonger dans le tome suivant. La réputation de Jean Van Hamme est-elle à faire? XIII est une des grandes séries du 9e art, sa place est méritée.
William Vance, illustrateur, est très habile et perfectionniste. De prime abord, je n'aime pas les dessins trop réalistes. Par contre, dans XIII, il n'y a aucune faille. Les décors sont d'une vraisemblance inouï et les personnages sont bien campé. Le général Carrington, entre autre, est un exemple frappant. Sa mise en scène est bonne. Il n'est pas facile de faire passer autant d'informations en BD. Mais ses cadrages et ses alternances scènes d'actions/scènes narratives sont bien équilibrées.

Je me permets un petit guide des 13 premiers XIII.
Tome 1 et 2: Steve Rowland suit la trace laissée par sa femme et va là où va l'indien. Il rencontre deux grands acolytes Carrington et et la ravissantes Jones.
Tome 3: XIII est emprisonné dans un asile où il est condamné à perpétuité...
Tome 4: Devenu Ross Tanner, XIII comprend plus d'éléments dans le complot d'assassinat où il semblerait être le tireur. On apprend où il a été entraîné et le colonel Amos, personnages important, prend plus de place.
Tome 5: Devenu Jason Fly, il crée des liens avec le frère du président assassiné, le nouveau président Walter Sherridan. L'arrivée de la sympathique Betty est dans ce tome.
Tome 6 et 7: Jason Fly remonte dans le passé et apprend que son père, intellectuel de gauche, a été tué par des membres du Klu klux klan. Mes deux épisodes préférés.
Tome 8 Nous apprenons qui sont les collègues de la Mangouste et qui est le numéro 1 de la conspiration.
Tome 9 et 10, Devenu Jason Mac Lane, XIII retourne au Costa Verde où il a déjà joué un rôle dans la révolution, il retrouvera son ex-femme, Maria qui l'a connu sous le nom de Brian Kelly et participera à nouveau dans l'histoire du pays.
Tome 11: Il est question de l'arbre généalogique de XIII, ce dernier apprend que son père, n'est pas vraiment son père...
Tome 12 Enfin le jugement, un règlement de compte avec le l'investigateur du complot et une fin ouverte.
Tome 13 est un dossier où tous les acteurs de la série, même ceux qui y sont passés une case est fiché, répertorié à la CIA. Amusant.
J'ajoute pour terminer, que lire les 13 premiers tome est suffisant. Les numéros suivants, à une exception près, sont davantage des commandes pécuniaires de l'éditeur selon moi. Il est intéressant par contre de choisir les épisodes de XIII mystery où il est question de la biographie de personnage secondaire.

vendredi 29 juillet 2011

méthode de travail



Je ne suis définitivement pas quelqu'un de minutieux. Voici un premier jet de travail pour la prochaine page à venir. Ce que j'aime le plus c'est de construire la page. Ici, j'amène la musique par une vague qui traversera la page puisqu'elle traverse la vie du héros. Elle presque terminée...

croquis star wars

Je m'amuse encore à croquer des personnages de cette série culte que j'adore.

mercredi 20 juillet 2011

Chronique BD: Mademoiselle Else

Me revoilà dans ce cercle de lecture au moult suggestions qu’est le la BD du mercredi selon les bons copains de Mango. Cliquez sur son nom pour consulter! Tant qu’à vous faire visiter des pages intéressantes, je vous invite également chez Orbie qui a eu la gentillesse de me prêter cet album.
Manuele Fior est gagnant de l’album de l’année à Angoulème avec 5000 KM par seconde. Étant un peu déçu par ce lauréat, j’ai voulu savoir ce qu’il avait fait avant. Voici donc Mademoiselle Else. Il s’agit ici d’une adaptation d’une nouvelle d’Arthur Schnitzler.
Mademoiselle Else se la coule douce dans une villa italienne lorsqu’elle reçoit un télégramme de sa mère lui expliquant que son père est encore pris à la gorge et qu’il a besoin d’argent pour éviter la prison. Elle devra en demander au riche marchand d’art, monsieur Von Dorsay. Celui-ci accepte en échange de la voir nue pendant 15 minutes. A ce moment, la descente aux enfers commence.
L’auteur dessine les ambiances de cette riche villa à merveille. Les décors sont sobres mais efficaces. Ces personnages, ressemblant à ceux des affiches de chocolat français du début du siècle dernier mêlé aux femmes de Gustav Klimt servent admirablement bien le propos et l’époque du récit. Il faut prendre attention aux bouches qui, excusez le jeu de mot, parlent beaucoup et transposent l’émotion. Son cadrage est également soigné. Les cases se tordent, les plans se rapprochent afin de créer un suspense palpable.
Manuele Fior joue avec la narration d’une façon extraordinaire. Les cases et les phylactères expriment la luxure, la bienséance et les boniments d’usages dans une riche société des années 20. Entre ces cases, on peut lire ce que pense l’héroïne. Le décalage est frappant. Surtout que les bonnes manières et l’apparence deviendront un ennemi terrible à cette jeune femme prise au piège.Mais dans sa tête, les questions se posent, les insultes fusent, sa stratégies est pensée et celle des autres décortiquées. Elle est comme un animal. Son imagination n’a d’égal que son désarroi dans cette lente, mais stressante psychose. «mon père en vaut-il la peine ? Comment peuvent-ils me demander une telle chose ? » Parfois, dans des teintes différentes, sur quelques pages on peut voir ses projections face à ce dilemme à cette situation. La fin de cette spirale éthique et familiale est totalement inattendue et délicieuse.
La question se pose. : Le jury d’Angoulème aurait-il regretté de laisser passer cette BD et aurait donné le prix à la suivante du même auteur peu importe la qualité de la dernière?

samedi 16 juillet 2011

croquis en famille!

Je dessinais des personnages de Star wars pour m'amuser un peu et mon fils de 7 ans a voulu s'y mettre lui aussi. Il a écrit son nom pour qu'on reconnaisse qui dessine quoi.

mardi 12 juillet 2011

Chronique BD: Bones

La série BONE de Jeff Smith est une des rare série que je possède dans ma bibliothèque scolaire sans l'avoir lue. Depuis 3 ans, les élèves qui ne l'avaient pas lu partaient avec en vacances avec une liste à qui la prêter et qui la ramène en septembre. Cet été, elle était disponible, j'ai mis mon nom!
Bone est une série très bon enfant. Les méchants n'ont pas l'air trop méchant et les combats ne comportent pas de scènes violentes. Il s'agit ici d'un pur divertissement.
Trois Bones, ces petits personnages dérivés d'un os arrivent dans une vallée où l'ordre est menacé par une bande de Rat-Garous dirigé par un être capuché aux intentions sombres. Le plus gentil se lie d'amitié avec une jeune fille et sa grand-mère. Chacun aura un rôle à jouer dans cette saga de neuf tomes qui aurait pu se dérouler en 5. Les rebondissements se ressemblent trop souvent et deviennent parfois redondants. Capture, évasion, capture, évasion... De plus, le grand Roi des Rat-Garous est tourné en bourrique un peu trop facilement. Cette ennéadre permet par contre de bien développer les intrigues secondaires et d'étoffer des personnages savoureux. Lucius, le tenancier de la taverne est un exemple, sa loyauté et son sens du devoir sera prouver tout au long du parcours.
Il faut avouer que l'auteur américain est scénariste et illustrateur, ce qui n'est pas négligeable. Ses dessins sont waltdisneyéens, laqués, bien ronds et les couleurs à l'ordinateur rajoutent à l'ensemble une harmonie agréable à l'oeil. Ses hommes paysans, bourrus, rustres sont splendides et très crédibles. Thorn, son héroïne par contre, est dessinée à l'occasion avec certaine maladresse. La beauté féminine est si complexe dans sa magnificence! Finalement, ses trois Bones, personnages plus simples offrent un amalgame d'émotions intéressantes, voire même rigolotes.
Le thème "lecture d'été" est sujet à questionnement. Mais si on y pense à divertissement agréable, lecture fluide et progression d'intrigue tenue sans trop se casser la tête dans un ensemble cohérent. Voilà qui est fait.

chronique BD: Tony Chu, Détective Cannibale

Cibopathe... Cibopathe! C'est avoir la faculté de connaître l'histoire totale d'un aliment lorsqu'on le goûte. Passé, émotions, anecdotes, vécus, rencontres, tout. Pour un détective, les réponses s'offrent sur un plateau d'argent. Encore faut-il goûter les cadavres! Même si ces derniers ont été retrouvé longtemps après leur mort...
Tels des Kick ass, Wanted et autres nouveaux héros de la BD américaine, Tony Chu est un comic book à l'humour corrosifs. Le scénario à l'intrigue solide est truffé de blagues salaces, de chutes éclatantes et de répliques "rentre dedans". L'art de se mettre les pieds dans les plats est pratiqué de main de maître par Tony Chu, qui pourtant est si sympathique.
Le dessin de Rob Guillory est complet, ses décors sont pleins et les scènes comprennent de petits détails qui offrent un niveau de lecture supérieur. Il se surpasse dans les scènes de combat où il n'hésite pas à tricher les lois de l'anatomie afin de suggérer les émotions et surtout amplifier le mouvement et l'action. Dans cet ordre d'idée, lui et son compère se frottent à une groupe de ninjas qui regretterons de les avoirs rencontrés. Pour notre part, on ressort de cette scène satisfait d'avoir lu un combat incroyable et d'avoir, en plus, esquissé un sourire.
En fait, pour résumer ce premier tome, je dirais: violence esthétique, enquête criminelle, humour noir et surtout plaisir de lire.

mercredi 6 juillet 2011

chronique BD: Nausicaa

J'ai acheté le tome 1 de Nausicaa il y a quelques années, une nouvelle édition en blanc et brun. Je dois dire que j'ai toujours adoré les films de Hayao Miyazaki: la princesse Mononoké, Le voyage de Chichiro, le tombeau des Lucioles ou voir avec mes enfants le sympathique Totoro. J'ai vu le début de Nausicaa chez un ami, il y a plus de dix ans. Enchanté par ce manga, je cours acheter le tome deux. J'avais le choix entre l'ancienne ou la nouvelle édition, J'ai pris l'ancienne bien sûr! Je tombe sous le charme. Je veux immédiatement les 7 tomes! Je me l'ai suis commandés, mais le libraire a omis de me dire qu'il n'avait pas le tome trois... Enfer et putréfaction! J'ai fait toutes les librairies en lignes du Québec, multiplier les téléphones, fouillé les usagers, rien, nothing, niet, nada. Le tome 3 est en ré-impression depuis deux ans... Cette année, à Pâques, est-ce un miracle, sort enfin le tome 3. Ça y est, je me lance!

Nausicaa est une jeune Princesse aimé de tous les habitants de la vallée du vent. Elle a la capacité ou plutôt la sensibilité qui lui permet de sentir le vent, les plantes et les animaux, particulièrement les insectes géants. Son modeste royaume est situé entre deux pays en guerre sur le bord d'une forêt au pollen toxique qui grandit constamment, appelée la mer de la décomposition. Tiraillés par la haine, les peuples ne se comprennent pas, Nausicaa sera en quelques sortent une pacificatrice. Pour elle, la race, les clans, végétal ou animal, tous méritent de vivre.

la série Nausicaa prend rapidement l'allure de récit messaïque, guidée par une prophétie qui l'attendait. La jeune héroïne y fera plusieurs rencontres où elle influencera la destinée du monde (rien de moins) Comme d'habitude, le personnage de Miyazaki est d'une bonté sans limite. L'auteur garde les thèmes écologique et bêtise humaine en toile de fond, prétextant que l'esprit de la forêt se venge des hommes afin de tout éliminer pour recommencer à neuf.

Les dessins de Miyazaki sont merveilleux, ses scènes de forêt sont pleines de détails. Les omus, insectes mystiques très présents sont vivants. Il dessine les déplacements et leur émotions d'une façon remarquable. Ses soldats moustachus se ressemblent un peu par contre. Mais l'univers intemporel qu'il crée est solide, les bâtiments, les scènes de paysans, les temples, tout semblent exister pour vrai. 7 tomes de près de 130 pages, il y a des petites longueurs, même si la conclusion est attendue, le jeu en vaut la chandelle.

mercredi 15 juin 2011

Chronique BD: La grand vide d'Alphonse Tabouret

À chaque fois j'en suis renversé! Comment un auteur de BD peut faire si joli, si réussi avec si peu de traits? Son personnage est créé d'une boule pour la tête, un rectangle noir pour le corps, deux petits traits pour les jambes et de longues lignes pour les bras! Ses lignes de bras, de simples lignes qui expriment tellement bien les émotions et les états d'âme. Ses lignes dansent et évoquent. Évoquent tant. Donc un dessin naïf, qui semble sortir tout droit d'un napperon de restaurant ou de marge de bottin téléphonique prend vie sous nos yeux et crédibilisent un univers entier. À chaque fois que je tombe sur ce genre d'OVNI, j'en reste pantois, amoureux. En plus l'objet est beau!

Merci Orbie qui alimente mon imaginaire par ses prêts judicieux.

L'histoire est magique. Alphonse Tabouret vient au monde avec un grand monsieur. Ce grand monsieur le quitte et notre Alphonse doit se débrouiller seul. Apprendre la vie en rencontrant diverses situations et personnages. Il s'agit d'une récit complet. Cette fable philosophique, écrite par un trio d'adulte semble tout droit sortie de la tête d'un enfant de 5 ans. C'est ce qui est fascinant: toute la naïveté, la légèreté et l'émerveillement face au monde d'un jeune enfant avec l'intelligence narrative de l'adulte. On est donc ému, questionné, bercé à travers ce conte qui aurait pu prendre toutes les directions, mais qui finalement en prend une, une bonne.

BDgest offre quelques pages en guise d'ouvre-appetit: à voir!

Chronique BD: Reconquêtes

Trois peuples s'unissent contre l'ennemi. Trahison, suspicion, manigance sont au rendez-vous dans ce premier tome qui met bien la table, mais offre peu à manger. La dernière page laisse entrevoir un tome 2 plus intense. Il faut dire qu'il y a beaucoup d'informations utiles au bon déroulement futur données dans le tome 1, même si les noms appropriés au contexte sont parfois confondants. Sur une série complète, ce type d'album est plus digeste. Comme le disait l'ami PG, ils ne peuvent tous s'appeler Juliette et Tom!


Ce qui fait la force de cet album, c'est que François Miville Deschênes s'offre le plaisir de colorer lui même son album et ce à l'ancienne! Le talent de cet illustrateur Gaspésien me dépasse. Un vrai virtuose. On peut, sans nécessairement relire, re-regarder les planches de François. Les décors sont magnifiques, les ciels comme les forêts. Les personnages hyper-crédibles dans des positions qui expriment le mouvement donne vie à l'album. On sent le plaisir qu'il a en dessinant les animaux; ours, chevaux, éléphants. Il faut prendre le temps aussi de regarder les accessoires, colliers, costumes, armures, tout est réfléchi, recherché en restant harmonieux et fluide. On remarque également, expérience oblige, une sens de la mise en scène plus aiguisé, son découpage et sa liberté avec les case sont efficaces. Graphiquement, c'est la perfection en matière de dessin réaliste.

On ouvre l'histoire sur des fugitifs dont une qui a les seins nus, un des trois peuple est composé de femme aux seins nus, le cadeau d'hôte offert au roi est une groupe de femmes aux seins nus, lors de bagarre, le premier vêtement à tomber nous donne des seins nus, la cérémonie d'avant guerre se fait avec le sacrifice d'une femme aux seins nus accompagné des prêtesses qui dansent les seins nus. Devinez qu'est-ce qu'on retrouve en arrière plan dans les scènes de tavernes, de trônes, de repas? Je crois que l'illustrateur assume ses préférences en matière de dessin anatomique... Je lui pardonne, car c'est très bien dessiné et aussi parce qu'il m'a ramené sa BD en version tirage limité de France 3 mois avant sa sortie au Québec...

mardi 7 juin 2011

Chronique BD: Coeur de glace

Tout d'abord, il faut connaître ce conte d'Andersen où ces deux enfants sont séparés par une reine de glace qui donne froid dans le dos. La pauvre petite Gerda, au nom de leur amitié, retrouvera et ramènera son bon copain Kay qui ne la reconnaissait même plus. Je crois que ce conte est moins populaire par son côté légèrement effrayant, la reine des glaces est d'une cruauté sans borne et la perte totale de mémoire questionne trop les jeunes enfants.


Ensuite, il faut connaître Marie Pommepuy, celle qui a écrit jolie ténèbre l'histoire de cette communauté qui vivait dans le cadavre d'une jeune fille perdue en forêt!?! Cette même géniale scénariste complètement déjantée décide ici de réécrire le parcours de la douce petite Gerda. Bonté d'âme, innocence, méchanceté pure, se mêlent dans les rencontres tous les plus étrange les unes que les autres dans cette quête où même le temps ne semble pas suivre le réel. En entrant dans cette BD, on entre carrément dans le rêve, il y a un fil conducteur, mais les rebondissements sont tellement inattendus, c'est jouissif! De plus, les personnages rencontrés sont complexes pour ne pas dire tordus et agissent selon leur logique qui est loin de la nôtre. Ce qu'ils font ou pensent se tient selon leur personalité mais nous paraît insensé. On a le goût de s'adresser aux personnages, de leur dire " non, ne va pas ... ne reste pas là " c'est donc très crédible malgré une totale invraisemblance. Cette dualité est un vrai régal!

Côté illustration Michel Pion est plus qu'efficace. Certaines pages où il n'y a pas de case augmentent l'aspect cauchemardesque de ce récit. Les scènes avec la jardinière sont marquantes, les embranchements et les racines mêlé à ces horribles plantes n'est pas à montrer aux enfants. Son trait me fait penser à du Rosinski du temps du cycle de Thorgal. C'est selon moi une comparaison très flatteuse.

Assis au bord de la mer avec les vagues en trame sonore, j'ai fermé cette BD en réalisant que j'avais cessé d'exister pendant près de 70 pages, satisfait d'avoir vécu hors du temps, plongé dans une histoire qui se termine aussi bizarrement qu'elle s'est déroulée. Je dis alors bravissimo!

mardi 31 mai 2011

chronique BD: 5000 kilomètres par seconde

Avec les romans pour les prix des libraires, avec les films pour les Oscars, même avec les vins comme mon Australien Shyraz qui a gagné tant de médailles, les prix attirent et doivent faire mousser l'oeuvre. Cinq mille kilomètres par seconde est le meilleur album de l'année selon Angoulème! On ne laisse pas ça sur une tablette!.
Je dois avouer que j'ai été quelque peu déçu. Les couleurs sont belles. L'auteure, Manuelle Fior choisit des teintes pour des séquences complètes. Elle nous donne ainsi l'atmosphère, l'ambiance du récit. La scène d'ouverture dans une Italie de canicule donne chaud. Ses dessins, très artistiques ne sont pas toujours justes et détaillés, les formes sont là, mais ce qui compte davantage pour elle est l'expression et le langage des corps. Ce qu'elle maîtrise à merveille.
Là où le bat blesse c'est l'histoire. Une jeune femme aime un jeune homme qui a un ami exubérant. L'ambivalence de son choix entre les deux Roméo dure un vie même si elle en choisit un tout autre. Liaison amour-travail, respect de l'autre en couple et dépaysement pour l'être choisi sont les trois (!?) mamelles de cette histoire qui est un peu trop bleuette à mon goût. J'ai adoré Pilules Bleues et l'histoire d'hiver de Graig Thompson. Il y a de la place pour les histoires d'amour dans ce monde très masculin qu'est celui de la BD, mais pas pour les Harlequins.


lundi 30 mai 2011

Chronique BD: Blast

Lorsque Larcenet se plonge dans son oeuvre, lorsqu'il veut vraiment créer la grandeur, ça se voit. J'aime ces petites envolés, j'adore ses recueils de blagues. Mais Le Combat ordinaire fait partie de mes bandes dessinées préférées à vie. BLAST se veut aussi grandiose. Étant moins fan de policier, cette quintologie ne dépassera peut-être son prix d'Angoulème dans mon coeur, mais j'avoue qu'il se dépasse en tant qu'artiste et que cette série s'inscrit déjà dans ses livres phares à vie.


Le personnage principal, Mancini est un gros dégueulasse, qui a quitté sa vie, qui erre qui se défonce, qui se détruit qui se suicide à moyen terme. Enfermé au poste de police, il raconte son périple, onirique selon lui à la recherche de ses moments intenses de perdition, ses summums de profondeurs et d'altération de conscience qu'il nomme BLAST. On le sait meurtrier d'une jeune femme et on vit avec les enquêteurs dans sa narration l'escalade ou la chute qui a mené à son crime.


Mancini, obèse dégoutant se saoule, se drogue, se blesse, vole, saigne et vomit mais étonnement, on suit l'histoire de ce meurtrier en s'y attachant comme si sa quête était sensée, voire juste ou plutôt justifiable sur.

Outre un scénario qui avance à pas feutré, prenant, intriguant, Larcenet nous offre des personnages étoffés, profonds, à qui on peut imaginer un passé ou un futur simplement en voyant leur présent. Cette perception crédibilise l'histoire pourtant tellement loin de nos vécus. Il peut construire, chaque tome fait 300 pages. Il prend d'ailleurs le temps de nous faire construire un autre type "sympathique", Saint Jacky un dealer qui fait sa loi, sa religion.

Graphiquement, je parle ici de maîtrise absolu de son style en retenant le mot chef d'oeuvre. Ses noirs, ses zones d'ombrages sont magnifique par leur lourdeur. les scènes de pluie donnent froid. Ses plans donnent tellement de rythme aux pages, qu'on pourrait les qualifier de musicales. Lorsque les BLAST arrivent, des dessins d'enfants en couleur apparaissent dans ce récit noir et blanc foncé. Mystérieux, naïfs mais plein de sens, ses petits dessins donnent un aperçu de ce que peut être un BLAST, l'ambiance est parfaitement réussie, beau et effrayant. Finalement, il revient avec un symbole qu'il chérissait au début de sa carrière, les immenses sculptures de l'île de Pâques. Aussi grosses, massives, envoutantes et incompréhensibles qu'est son héros.

Lorsque les 5 BLAST seront sortis, je peux déjà affirmé que cette série sera un incontournable du 9e art.

jeudi 26 mai 2011

Chronique BD : cul de sac

J’avoue avoir mordu à l’hameçon Préface de Bill Waterson en prenant cet étrange bande dessinée. Mais quel OVNI !
Tout d’abord un dessin aves des lignes claires sur lesquelles on a superposé de petites hachures, des traits étranges, presque sales ce qui accentue l’effet sordide de l’humour pince sans rire de Richard Thompson. Parfois noir et blanc parfois couleur.
Ce dernier joue avec les malaises en abordant des thèmes délicats de façon désabusée. Les membres de la famille centrale de l’histoire n’hésitent pas à souligner les névroses des autres. Le personnage du Hamster joue sur la limite de sa crédibilité par le fait qu’il est un hamster qui parle. Les parents dépassés sont le sujets de conversation des enfants qui philisophent sombrement. Bref plusieurs sujets de société sont traités avec ironie et sarcasme. Un peu impuissant devant la profondeur du sujet, j’ai préféré vous mettre une planche plutôt que la couverture.
Excusez l’expression, mais c’est délicieusement weird.

page 5

La prochaine page et les suivantes, place à ce pauvre Renono...

vendredi 6 mai 2011

page 4 prise 2!

j'ai corrigé la bulle, mais j'Ai voulu faire de trois pages deux, et j'Ai trop coupé, je ne me rappelais plus ce qui allait là... OUf beoin de sommeil?!?!

jeudi 28 avril 2011

chronique BD: le suicide de la Déesse Bédélys 2010

J’avoue ne pas connaître Simon Labelle. Lorsqu’il a gagné le prix bédélys de l’année, je me suis procuré son livre. Les prix ou plutôt leur attribution sont souvent mitigés. Copinage, obligation de changer, toujours les mêmes, plusieurs arguments sont amenés. Le résultats fait acte de foi. La raison du prix est de reconnaître mais surtout, pour ma part, de faire connaître. J’ai embarqué et j’en suis satisfait.

Simon Labelle scénarise et dessine le suicide de la Déesse. Bien qu’il y ai, à l’occasion quelques maladresses dans les visages, le dessin est tout à fait approprié aux propos et au genre. Les personnages sont des gens normaux aux physiques banals. Ce qui est très bon car cette histoire pourrait arriver à tout le monde. Les plans sont intéressants et j’y ai vu plusieurs allusions à des scènes de films connus, est-ce volontaire ou s’agit-il de d’images universelles ? Ses zones d’aplats noirs sont très réussies, elles forment ombrage mais surtout l’ambiance du décor. Aux pages 44-45-et 46, le temps d’un passage oniriques, le dessin prend des allures d’ombres chinoises aztèques et c’est fabuleux.

Je crois que ce qui a attiré l’attention des juges est surtout le scénario. Un groupe d’étudiant doit créer une œuvre commune, cette œuvre va plus loin qu’un simple travail de fon de session. Flashbacks, retrouvailles, questionnement s’imbrique dans l’installation d’un mystère qui traîne tout au long du récit. J’avoue qu’au trois quart de l’œuvre, je me suis dit que si la fin n’était pas à la hauteur, je m’étais fait avoir d’un petit 13,95$. J’aurais pu payer le double et j’aurais été content. À la relecture on réalise que même graphiquement, les indices étaient là pourtant. Par moment, la prétention et l’attitude des étudiants m’irritaient un peu, mais ça accentue le réalisme de l’histoire. N’avons-nous pas tous été chiant par moment à l’Université ou au cegep? Des phrases comme : Mère nature est une junkie, sa drogue c’est l’homme ou On exploite les ressources jusqu’à épuisement, on pousse la croissance jusqu’à ce que ça pète, on appauvrit les masse jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus s’offrir les biens de consommation de la masse. peuvent agacer, amuser ou inspirer selon l’humeur du moment, mais on sent la recherche et le travail dans le texte ce qui donne une franche profondeur.

Bref, une BD solide qui fait réfléchir.

mardi 19 avril 2011

Dessin pour la Japon

Jean-David Morvan, scénariste prolifique de grand talent, a lancé un appel à tous: un dessin pour le Japon. Les meilleurs dessins seront publiés dans un recueil dont les fonds iront aux victimes. Loin de moi l'idée de faire partie de ce recueil, mais je trouvais l'idée inspirante.

vendredi 15 avril 2011

Chronique Bd: Batman year one

Oubliez les productions hollywoodiennes. Les superhéros, à la base, proviennent des comics et un comics book, quoi qu'en disent les puristes, c'est de la BD. Je suis déçu par bien des films des produits Marvel comme je suis déçu par la plupart des adaptations de romans au cinéma. Étant jeune je suivais religieusement les GI Joe, aimait bien les Superman et par mon frère, je lisais les Spiderman et les Hulk. Batman est dans un case à part. Non seulement parce qu'il vient de DC, non plus par son absence de pouvoir, ce qui fait la spécificité de Batman c'est qu'il est un icône. Sa cape et ses oreilles, ses postures, ses magnifiques contre jours qui donnent des ombrages si puissants. Une BD de Batman, c'est beau.


Batman Year One est le début de Batman de Frank Miller, un pendant de la fin qu'il proposait dans Dark knight. À l'époque de la sortie de ce bouquin, les maison d'éditions américaine revampaient le look de leur superhéros au goût du jour, certains étaient désuets. Pour Batman, on ne toucha à rien. il était parfait. L'Angle de narration fut donc la piste à utiliser. C'est donc des nouvelles idées d'il y a trente ans.



On le voit donc faire ses premiers combats, on voit aussi le début de la carrière de Gordon et la fin du scénario se conclut avec l'arrivée d'un détraqué qui joue des tours. La corruption est forte à Gotham, Batman commence à s'interposer dans la mafia et règle son compte à la racaille. Un superhéros qui fait son petit boulot quoi! Graphiquement, ça fait un peu année 80. Mazzuccheli, le protégé de Miller, se débrouille bien en rendant crédible les voitures, les buildings et autres objets urbains du décor. Ses visages manquent parfois un peu de nuances, mais l'efficacité et la fluidité des scènes d'action, lacunes souvent présentes dans la BD américaine, ne mentent pas.