jeudi 27 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011

Chronique BD: Ralph Azham.

Je l'attendais depuis longtemps, ce nouveau Lewis Trondheim. Petite anecdote, du fin fond de ma Gaspésie, ma libraire me dit que je peux avoir la version numérotée signée par l'auteur et sa femme coloriste ou la version de monsieur tout le monde. Devinez laquelle j'ai pris. Voilà le pourquoi du délai. Il est arrivé, j'ai le numéro 111 d'une série de 125, il y a 16 étampes, donc 2000 exemplaires. Signé au crayon de bois par Lewis Trondheim et Brigitte! Joli!

Ralph Azham est un jeune élu qui n'a pas suivi son destin d'élu. Il est plutôt le bouc émissaire du village. Face à la menace, les villageois devront s'unir, Ralph Azham se retrouve à la croisée des chemins. Lewis Trondheim joue et contrecarre les classiques de l'héroïc-fantasy en nous amenant dans des sentiers inattendus. Son ironie et son humour est d'une efficacité incroyable. Détesté de tous, son personnage principal passe la semaine attaché dans le parc à cochon. On le sort de sa merde car le vote est égal entre les villageois. Il doit trancher. Il propose, le premier qui me lèche aura mon vote, il pue et est tellement sale... C'est du Trondheim! Il s'amuse aussi avec des concepts, des idées scénaristiques osées, géniales et sort des sentiers battus.

Les couleurs de Brigitte Findakly sont un peu trop froides. Beaucoup de mauve, de vert et de bleu gris. Les ciels rouges par contre sont tout à fait sublimes et créent un effet saisissant. Les personnages animaliers de Trondheim sont à la hauteur de ces autres séries. Ils transcendent l'émotion avec ce qu'il faut d'efficacité dans les visages.

Une bonne série, qui peut ressembler à Donjon, qui nous rappelle d'ailleurs que Donjon n'est plus publié... Mais une bonne série qui je l'espère se poursuivra, car le tome 2 invite vraiment de façon pressante au 3 qui sortira seulement l'an prochain.

mardi 11 octobre 2011

chronique BD du mercredi: Alter ego, Camille

Ceux et celles qui me suivent (je les remercie) ont déjà entendu parler d'Alter ego. Il s'agit d'une série en 6 épisodes qui sont interdépendant sans nécessairement suivre un ordre chronologique. Chaque livre peut se lire seul aussi. À la fin, il y a des questions soulevées. Il suffit de choisir le tome voulu. À ma deuxième lecture, j'ai pris Camille.



Encore cette fois, la couverture dans un but d'uniformité, est dessinée par une tierce personne. Efa, qui s'occupe des personnages, amène de l'émotion et même une touche d'humour à cette BD. Aucune erreur agaçante. Ses personnages africains sentent le vrai, même si leur rôle est un peu trop typé, un vieux riche et son sous- fifre. Par contre leurs éclats de rire autant que leur visage circonspect sonnent bien. Les couleurs d'Albertine Ralenti sont plus homogènes et s'harmonisent mieux que le tome Darius.



Camille est la fille d'une des fondatrice de la compagnie qui gère le secret qui mène la série. Suivre ce personnage répond à certaines questions mais évidemment en soulève d'autres et donne le goût de poursuivre la série. C'est un bon signe, l'intérêt est présent. La section marketing doit être contente aussi... Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est que le secret, que je trouve difficile à ne pas dévoiler, le noeud de l'intrigue, est dévoilé sous une autre facette. On apprend les mêmes choses, mais avec des détails différents, bref tout se complète. Malheureusement, Camille qui m'avait semblé sympathique en personnage secondaire dans Darius est moins intéressante dans une histoire à elle seule, mais elle ouvre des facettes de sa mère qui m'obligeront à lire le tome Jonas... Je crois que je suis parti pour tous les tomes. Pauvre portefeuille.



Le mercredi toutes les suggestions de BD chez Mango.

mardi 4 octobre 2011

Chronique BD du mercredi: Rewind

Évidemment, dans la bande dessinée éditée au Québec, tous attendent le dernier Michel Rabagliati avec impatience. Les vrais mordus de BD québécoise, en attendent d’autres, dans l’ombre de celui que l’on nomme le Hergé du Québec. Leif Tande et Philippe Girard sont pour moi aussi importants. Grande joie donc d’acquérir chez mon libraire Rewind de celui qu’on appelait Phlpp Grrd.
La BD étant moins populaire au Québec qu’en Europe, les créateurs d’ici ont justement gardé leur âme créatrice et leur désir de se réinventer. Philippe Girard s’aventure dans un scénario hors du commun. Son personnage principal est pourchassé, près à être tué. Avant de mourir, il lui reste un dernier choix : Dans les bras de quel quidam va-t-il échoir ? Si son choix est mauvais, on appuie sur REWIND et on recommence! Un peu à la cours Lola cours, on refait le trajet. A chaque trajet, on en apprend un peu plus sur le passé immédiat du héros, la raison de sa fuite ou l’identité de ses poursuivants. Ce qui est intéressant, c’est que le personnage est conscient de recommencer. Des phrases percutantes ponctue ses retours telles : Toujours la même question. Qui ? Peut-elle vraiment me sauver ? Je dois reprendre la lecture et mourir une fois de plus. Bang ! Ou encore : Il y a des gens qui luttent pour échapper à la mort, alors que moi je lutte pour échapper à ma vie. C’est ce qui rend ce scénario intéressant, cette spirale labyrinthique sans fin. Bien qu’une des fins, m’aie un peu déçu, l’ensemble est fort.

Graphiquement aussi on ose chez M. Girard. Il garde son style, sa signature graphique, mais évolue, s’améliore de livre en livre. Plusieurs plans de vue s’enchaînent, gros, petits cases superposées, le tout dans un ensemble très dynamique. Lorsque le pourchassé perd la carte, sa vision floue est bien exprimée. Ce que j’ai aussi particulièrement aimé ce sont la plans de fusils et les ombragés qu’il utilise pour diversifier une scène répété. On voit parfois les coups d’encre au pinceau et c’est très joli, plus humain.
Bien que je préfère la visite des morts qui est mon coup de coeur des récents Philippe Girard ce dernier livre est une belle preuve que l’auteur de la ville de Québec a toujours le soucis de se réinventer et ne s’assoit pas sur ses lauriers. De ne pas se considérer acquis, c’est un privilège de lecteur !
Pour d’autres suggestions de lecture, comme si celle là ne vous suffisait pas, allez visiter les BD du mercredi chez Mango espèce de gourmands !

dimanche 2 octobre 2011

Chronique BD: Clones wars épisodes, à vos ordres!

Les amateurs de Star Wars ont une panoplie de BD et romans à lire. Le plus difficile est de faire un choix. J'avoue de prime abord que je suis fan de Star Wars. Les clones wars un peu moins. Mais la série Clones Wars 2003 sur cartoon network en dessin animé, non pas en image de synthèse sur ordi, m'avais plue. De courtes capsules de 3 minutes sur le DVD, il y en avait 30 de suite, ça donnait un rythme d'enfer. Le style graphique est repris en BD. J'ai acheté le tome 4 attiré par les personnages connus pour les jeunes, mais quelle surprise en lisant ce petit recueil de grosseur manga.


Entre la série mère, la vraie, la bonne et la nouvelle génération, il y a des trous à combler, ce genre de BD vient à point nommé. Elle se situe entre le film 2 et 3. Le tome 4, à vos ordres! contient une réflexion philosophique sur le rôle de soldat. Oui oui, philosophique. Les guerriers clones étaient au service du conseil des Jedis, lorsque Papaltine à pris le pouvoir par un coup d'état, ces guerriers clones ont eu l'ordre de tuer leur ancien patron, ancien collègues mêmes anciens amis, les chevaliers Jedi. Ce petit livre inoffensif, nous raconte comment ça s'est passé au quotidien. Comment vit-on avec ce genre de décision? Ajoutons une incartade avec les deux droids les plus connus de l'univers et la prémisse de la carrière de combattant de Chewbacca et le recueil est complet. J'en ressors donc entièrement satisfait malgré un doute de laisser ce bouquin entre les mains de mes jeunes enfants.


Pour l'illustration, on remarque sur la couverture l'originalité du traitement stylisé de l'équipe des frères Fillbach et Rick Lacey. Les plans sont simples mais efficaces, la coloration sans grande tonalité n'est pas trop criarde et j'ai apprécié la personnalité graphique des nouveaux personnages, aussi attachant sont-ils, ils meurent parfois avant la fin du chapitre... Pour enfant cette série? Pas sûr...