mardi 28 décembre 2010

Chronique BD: La mort de Staline

Plusieurs raisons m'ont fait choisir cette Bande dessinée. (oui je fais partie des ingrats qui achètent même s'ils ont beaucoup reçu. Donc mes raisons:
- Elle est en lice pour Angoulème BD de l'année
- Elle est le choix du jury BD de l'année sur BDgest
- Fabien Nury nous a donnée WEST, il était une fois en France et Je suis légion
- Thierry Robin travaillait aver Trondheim et j'adorais son travail.

Maintenant, ce que modestement, j'en pense? C'est bon.
Tout d'abord les dessins de Robin en semi réalistes sont très bien. Il a su garder ses courbes, ses formes de visage de Petit Père Noël en les transposant en réaliste. De plus des personnages comme Khrouchtchev, Molotov et Beria ont déjà existé, il fallait travailler de façon honnête. Finalement, les émotions très subtiles distillées par des sourires ou des regards sont très efficaces dans ce huis-clos ou les traîtises et la confiance se divisent au prix de la vie.
Au scénario, entre l'attaque cérébrale du Camarade Staline et sa mort il y a quelques jours, que s'est-il passé? Nury éclaire cette partie méconnue de l'Histoire en ironisant l'univers paranoïaque que Staline avait lui même mis en place. Humour noir se mélangent donc au stress et à l'ambiance écrasante qui ferait craquer le premier claustrophobe. Mes attentes étaient hautes, je n'ai pas trouvé mon meilleur album de l'année, mais je la conseille tout de même.

jeudi 9 décembre 2010

cauchemars

Mon fils fait des cauchemars ces temps-ci, je me suis inspiré...

Chronique BD: Naruto

Quiconque a déjà lu un palmarès de vente connais Naruto. Les 50 tomes représentent 100 millions de vente sur la planète. L'amateur de BD que je suis ne pouvais passer à côté de ce phénomène. J'ai lu les tomes 1, 2, 3, 49 et 50.
Naruto est un jeune élève apprenti Ninja qui est très dissipé, voire effronté. Les techniques Ninja dépasse les savates. On parle ici de clônage, de matérialisation, de contrôle des éléments, de magie et d'envoûtement. Le héros apprend très tôt qu'il est fait un ancien esprit qui a jadis tenté de détruire le village. C'est ce point qui m'a permis d'accrocher au récit. J'y retrouve cette dualité tel le Ying et le yang qui est propre aux récits nippons. Tous les acteurs de ce scénario ont un côté bon et un côté méchant qu'ils laissent plus moins paraître selon les occasions et selon leur place sur la grande balance du bien et du mal. Masahi Kishimoto dessine bien, mais sans plus, étant habitué aux scène de batailles éclatés autant du côté comic américain que manga, je peux affirmer celle-ci manque de fluidité.
Bref, je ne crois pas avoir compris l'essence de ce succès planétaire. Je crois que je lirai Naruto comme je vais chez Mc Do, sans trop de conviction, un peu honteux, avec un petit plaisir immédiat et le ventre vide quelques heures après.
Je termine en mentionnant que le jeune qui les possède tous, a tout de même investi 692$ dans sa bibliothèque, je considère que c'est déjà mieux qu'autre chose, des livres.

mercredi 1 décembre 2010

Raison pour haïr l'hiver numéro 14

Je déteste me battre avec la poubelle lorsqu'elle est glacé et qu'elle ne veut pas ouvrir. Il y a des jours où j'ai mal aux mains à force d'avoir trop cogné dessus...

mardi 30 novembre 2010

Chronique BD: Zik et BD

Il commençait à être temps qu’un album de ce type sorte enfin au Québec ! Étant habitué au compil BD de l’ami Brassens, de Brel, de Dutronc ou Thomas Fersen, j’ai sauté sur celui là. C’est un beau livre, le choix des chansons est intéressant, certains dessinateurs manquent à l’appel et nous aurions pu nous passer du travail de graphistes qui ne sont pas bédéistes quoique illustrateur. J’aime aussi l’annexe à la fin qui permet aux néophytes de connaître tout ceux qui font partie de Comme toute compilation, il y a des hauts et des bas.
Une chanson de la féminine cœur de pirate par le trait masculin de Denis Rodier ça donne un mélange très réussi, succin mais efficace.

Jimmy Beaulieu dessine des femmes habillés dans la chanson la plus érotique d’un de mes groupes préférés : Malajube

Zviane traite absurdement une chanson absurde des trois accords. Ça ressemble à une poutine sur laquelle on rajouterait une bonne couche d’huile d’olive. Dommage, son dessin est vachement beau.

Vincent Giard cerne l’essentiel de M’accrocher de Loco locass, probablement la meilleure chanson du trio. Le bédéiste traite le texte avec une sauce très actuelle, ponctué de dessin, de page d’ordi et gribouillis de cahier de note. C’est tellement beau en même temps que c’est si grave.

Wayne Shelton choisi une chanson de Mes aïeux qui est en fait une histoire donc c’est probablement le plus BD de tous ces duos.

L’excellent Pascal Blanchet pèse trop fort sur la pédale du « foncé » et nous fait perdre la beauté de son trait.

Grands absents : Karkwa, Philippe Girard, Leif Tande et Vincent Vallières

Évidemment, les éditions de l’Homme, grande bannière Québécor n’hésite pas à ploguer largement le mot ZIK dans le titre pour nous rappeler que nous pouvons acheter tous ces titres chez eux, mais bon l’effort est là. La convergence étant efficace, plusieurs petites madames verront le produit à Sapue Bonjour et peut-être gagnerons-nous quelques fans de BD dans cette triste population qui vote si mal.

mercredi 17 novembre 2010

déjà Noël

Je donne un atelier en Bande dessinée à l'école de mon fils en décembre, je voulais leur remettre une BD à colorier et leur montrer les étapes. Voici le final.

lundi 15 novembre 2010

Chronique BD: Orbital

Voilà une bande dessinée de pure science fiction. Dans un futur éloigné, deux agents de l'ODI d'espèce différentes, un homme et une Sandjarr, font équipe afin de régler des conflits diplomatiques entre des espèces extraterrestres. Souvent, il s'agit de problème avec la pire espèce de l'univers, les belliqueux, irrespectueux et polluants humains. Le scénario de Runberg est truffé de critique sociale à peine déguisé contre les travers de l'homme, de situations délicates, de double sens de lecture à plusieurs niveaux; digne d'Azimov, Dick et compagnie!
La série est divisée en diptyque tout comme les Largo Winch. Puisque Ravage est un tome pair vous pouvez l'acheter sans attendre le prochain. Il est intéressant de voir qu'il y a une constance de couleur sur les couvertures, les tomes impairs sont bleutés et les pairs sont plus brunâtres.
Dans ce deuxième diptyque, la terre veut faire un pacte de paix avec une civilisation qu'elle a presque anéanti quelques génération plus tôt. Les deux peuples de nos deux héros sont donc en avant plan. Notre duo d'agents doit s'assurer du bon déroulement de cette cérémonie avec tout le bagage émotif qu'ils transportent. Les émeutes sont sur le point d'éclater, les préjugés contre les extra-terrestres sont difficiles à étouffer, la tension monte et le jour J arrive...
Côté illustration, il est difficile de sortir du code que Lucas a imposé en science fiction mais, Pellé s'en sort très bien, ses extra-terrestres sont originaux et ses décors enchantent par leur réalisme. Les vaisseaux spatiaux sont remplis de petits détails qui laissent croire que la machine existe vraiment. Mais sa force se situe davantage dans sa capacité à dessiner le mouvement. Ajoutons à ceci un découpage très énergique et vous avez un rythme endiablé lors des pages d'action. Ce quatrième tome nous laisse sur un fin ouverte inquiétante, il faudra attendre encore un an pour ce délecter d'un nouvel Orbital.

vendredi 12 novembre 2010

chronique BD: Scott Pilgrim

Comment expliquer rationnellement un coup de cœur ? Je ne le sais pas. J’aime Scott Pilgrim parce que cette BD me fait le même effet que lorsque j’ai découvert Naniro Inko ou Blackjack de Tezuka. C’est une lecture légère et agréable sans toutefois être facile. C’est une gâterie qui ne tombe pas sur le cœur. Est-ce la présence improbable de combats de ninja, mêlés de musique punk avec une bluette d’amour qui rend cette histoire si séduisante ? Je ne saurais dire. Mais j’avoue prendre un plasir fou à lire les histoires de ce Canadien à un tel point que je les ai achetées en anglais, trop impatient pour attendre les traductions des quatre derniers épisodes. Le film sortira bientôt en DVD et je ne crois pas le louer, de peur d’être déçu ou de briser la magie. Puis-je vous le conseiller ? Je ne le sais pas, je crois que c’est trop personnel. Mais je ne pouvais pas ne pas en glisser mot. Voilà c’est fait.

jeudi 11 novembre 2010

mercredi 10 novembre 2010

Chronique BD: à la faveur de la nuit

Je l’avoue, lorsque mon libraire m’a tendu l’exemplaire de Jimmy Beaulieu, à la faveur de la nuit, qu’il avait gardé pour moi (La saligaud, il savait que je l’achèterais !). J’ai pensé, voilà un recueil de dessins de lesbiennes, Jimmy se paye un trip.
Je fus agréablement surpris ! Bien qu’il y ait du réchauffé pour les rares, mais heureux lecteurs de colosse, Jimmy a su faire prendre le ciment entre toutes ces historiettes. Son dessin en couleur est riche. L’auteur sait bien équilibrer ses planches. Juste assez pour offrir un emballage esthétique de haut niveau, mais pas trop pour que ça reste léger et digeste. Au scénario, il y a un fil conducteur qui nous garde en haleine, des dessins où l’on sent que l’auteur s’amuse, on sent la vivacité du trait et une finale intéressante, ajoutons des annexes anecdotiques enrichissantes qui invitent à la relecture, je referme la quatrième satisfait, voire comblé. Même si parfois les mains baladeuses ont la tâche facile en ne rencontrant aucune résistance, on ne peut se plaindre des scènes de sexes, on est un public averti !

Chronique BD: Vogue la valise

Enfin Siris nous sort une BD à son goût. Siris, tout comme des Leif Tande ou de Philippe Girard est un artiste qui a su trouver son identité graphique, sa signature du dessin si j’ose dire. Son personnage de la poule est énigmatique, mais le fait qu’il soit le seul non-humain de ce récit l’humanise encore plus puisqu’on peut lui mettre n’importe quel visage connu afin de s’attacher encore plus à son sort. Vogue la valise est en quelque sorte une autobiographie romancée de la vie du bédéiste. On y apprend les déboires, c’est le cas de le dire, d’un famille nombreuse vivant avec un père alcoolique. L’auteur s’y livre sans pudeur dans un récit dramatique digne des Marie Laberge ou des Arlette Couture de cette province. C’est là toute la force de ce pavé de plus de 120 pages, une histoire triste où le héros ne s’en sort pas, où l’on continue d’espérer en vain. C’est d’une originalité désarmante dans ce monde très joyeux de la Bande Dessinée. Évidemment, les éditions La Pastèque nous offre une facture impeccable avec cet objet que l’on laisse traîner simplement parce qu’il est beau et qu’on est fier de l’avoir lu avec l’espoir de pouvoir le conseiller à quiconque passerait chez nous.

samedi 6 novembre 2010

Pensées matinales


Chronique BD: Spirou t. 51


Ceux qui me connaissent savent que mon reporter préféré en BD n’est pas Tintin, mais Spirou. Alors qu’on reprenne les aventures de Spirou et Fantasio après un album 50 très discutable, je ne peux qu’être heureux. Ceux qui nous avaient offert les Géants pétrifiés arrondissent leurs traits et se plient à un graphisme et à des tempéraments plus conformes pour entrer dans la légendaire série. On reprend Zorglub le maladroit malintentionné, Champignac et les Champignaciens et évidemment nos deux héros accompagnés de leur rongeurs puisque le Marsupilami (Ai-je seulement le droit de prononcer son nom sur mon blog ?) ne peut plus y être. L’histoire est bonne, le suspense présent, de l’aventure pure et dure, les blagues sont fines et bien placées un vrai bijou. Le dessin de Yoann, que j’avais adoré dans la voleuse du père Fauteuil, est très vivant. Son trait anguleux et ses cases bien pleines donne une densité menaçante à cette jungle en mutation.Bref, après l’avoir lu, je suis non seulement heureux, mais rempli d’espoir pour les prochaines aventures, reste à espérer que la maison Spirou prenne soin de ces deux auteurs…

Chronique BD: Lucky luke


Étant ardent chevalier défenseur de la bande dessinée dans son milieu, je ne peux voir qu'avec un bon oeil le nom de l'illustre Daniel Pennac sur la couverture d'une Lucky Luke. Personnellement, j'ai préféré les romans de Benacquista, surtout Saga. Mais chagrin d'école et Comme un roman de Daniel Pennac devraient être une lecture obligatoire pour tous les enseignants du Québec. Ces deux auteurs connus, je l'espère, amènerontde nouveaux lecteurs du côté sombre de la littérature, ou si vous voulez en bande dessinée. Mais revenons à notre cow-boy, Lucky Luke contre Pinkerton est digne du duo Morris-Goscinny! (J'exagère un peu , mais à peine!) C'est bien écrit, c'est drôle, l'intrigue est présente. Les blagues qui reviennent sont bien placées et utilisées judicieusement, bref un pur délice. Le sympathique Achdé dessine très bien, utilise les classiques de la série comme les ombres chinoises, les plan en couleur unique et l'économie de décor lorsque possible. Il réinvente quelques gueules, qui semblent parfois être trop typées, mais d'un autre côté, il ne peut toujours dessiner les même habitants. Je suis donc bien content que les petites madame amatrices de grande culture et les bons vieux fans, tout comme les jeunes puissent se régaler de cet épisode fort divertissant.

triste Hallowen


dimanche 27 juin 2010

Congé!


Bonjour à tous chers visiteurs,
Je serai en congé pour la période estivale, ajoutons à ces deux nouveux bébés mes deux autres garçons, vous comprendrez que le temps me manquera un peu.
Merci de revenir me voir dès septembre, pour être avisé vous pouvez laisser votre courriel dans l'espace commetaire, je l'effacerai après l'avoir noté.
Vous êtes plus de 500 visiteurs qui sont venus plus de 3500 fois, de plusieurs coins du globe, j'en suis touché. Tout comme l'empire, je reviendrai!

mardi 22 juin 2010

chronique BD: Top ouf

Bon, je dois l'avouer je suis un fan de Lapinot et en passant je trouve sublime le courage qu'à eu Lewis Trondheim de réserver ce sort à son héros. Je ne vous vends pas la surprise, vous la lirez. Dans cette série, j'ai toujours eu un penchant pour cet idiot de Richard. Personnage impertinent sans foi ni conscience, portrait parfait d'un ami que nous avons tous.Voilà que Lewis reprend une formidable aventure de Lapinot, sans Lapinot, avec Richard comme personnage principal! Pur délice! Le seul fait de retrouver la calligraphie, les couleurs, bref l'ambiance Lapinot, m'enchante à la première page. J'y retrouve un peu le confort d'une bonne famille. Cette fois-ci l'auteur nous emporte sur les sentiers de la séduction à la façon des Invincibles, la série télévisée. Lewis trouve la petite idée fantastique, dans tous les sens du mot, pour donner à cette histoire le plus qui fait la différence. Le récit est parsemé de petits détails très réels et authentiques ajoutés à des histoires parallèles qui crédibilisent l'ensemble du livre. J'ai rit fort et je la relirai dès que cet article sera en ligne.

samedi 12 juin 2010

Chronique BD: La rue des autres


Avec la Pastèque on se trompe rarement si on est amateur de roman graphique et d’histoire de vie. Violaine Leroy raconte l’histoire d’un quartier en même temps que l’histoire de son héroïne et d’un clochard. Le scénario me laissait sur mon appétit au début, mais vers le tiers de l’album on embarque bien et la conclusion est tout simplement sublime. Visuellement, la bédéiste maîtrise bien son art. Son trait est simple, mais juste et ses décors, surtout les scènes de ville à l’extérieur, sont un peu plus réalistes et enveloppe l’ensemble pour plus de crédibilité. Plusieurs teintes de bleu viennent appuyer son noir et blanc et elle utilise des cercles de couleur différentes pour accentuer des objets ou des émotions. Cette subtilité donne un design plus pop sans toutefois être criard. On ne sent pas le travail graphique, mais on constate l’habileté d’une graphiste. Bref, une jolie histoire pour passer du bon temps dans un hamac.

Chronique BD: Ordre des Dragons


N’eusse été d’une imposition par mon club de lecture, je ne crois pas que j’aurais lu l’Ordre du Dragon bien que j’ai toujours un penchant pour les auteurs québécois.
J’avoue avoir embarqué dans l’histoire et suivi le fil du dénouement avec intérêt. Le dessin de Rodier est à la hauteur si on aime le réaliste avec gros seins. Ses décors sont sublimes, surtout les scènes inventées où il y a un travail de composition intéressant. Le seul problème est que le thème est convenu : Vampires, immortalité, anges, peuples anciens, vous voyez le genre? Le travail de documenation de mythologie et de légendes est riche et présenté agréablement sans lourdeur. En mélangeant cet ensemble au mouvement nazi et à la deuxième guerre, Istin pond tout de même un scénario original, qui me donne même le goût de vous la recommander.

vendredi 4 juin 2010

Chronique BD: La fille invisible


J'avoue qu'au début du livre je trouvais l'intention pédagogique trop présente. Avec l'autocollant de l'hôpital Ste-Justine et la mention de collaboration d'un docteur... Ça sent le livre d'école! Une jeune journaliste va voir un médecin spécialiste en troubles de la conduite alimentaires afin de faire une entrevue sur l'anorexie, on voit venir le sujet assez facilement.
Puis finalement, on se laisse embarquer, l'histoire en trame de fond enveloppe assez bien le sujet pour rendre la BD appréciable. On se retrouve dans une bluette comparable à ce qu'on voit habituellement en BD avec un outil de sensibilisation à la clé.
Ce qui fait surtout la force de ce bouquin c'est le travail admirable de Julie Rocheleau. Des personnages aux bouilles craquantes, des ambiances révélatrices et une touche de design graphique dans l'éclairage et la mise en texte qui valent le détour. Bref un bon moment de lecture purement québécois mais avant tout un livre que devrait avoir toutes les polyvalentes du Québec.

mardi 1 juin 2010

chronique BD: La visite des morts


Je ne l’avais pas vu venir bien que je fréquente le blog de Philippe Girard, quelle surprise ! Une fable urbaine comme je les aime, avec des personnages crédibles dans leur banalité et si forts dans leur exploits plausibles bien que tellement tordus. Ce qui fait le charme de ce genre de livre, c’est justement que l’histoire pourrait se dérouler près de chez nous, dans mon entourage proche, mais si un ami me la raconterait j’y croirais à peine. Philippe Girard raffine ici son art au plus haut point. Personnellement j’aime mieux la visite des morts que Tuez Vélasquez même si le registre de ton est si différent qu’il rend la comparaison presqu’impossible. Ce qui m’a frappé le plus dans cette BD, c’est la qualité du texte. Son passage à la courte échelle y est sûrement pour quelque chose, les mots sont justes et les phrases amène fluidité et suspense. Je ne peux non plus omettre la qualité de son cadrage, les gros plans de figure son particulièrement efficace.
Bordel qu’ils bons les Québécois

jeudi 13 mai 2010

Chronique BD: la quête de l'oiseau du temps

Ce que j'apprécie dans cette BD c'est qu'au début on précise que la direction artistique est de Loisel. Régis Loisel grand créateur avec Letendre de cette univers fantastique qui a tant influencé le courant heroïc-fantasy. En lisant l'avant Quête de L'oiseau du temps on ne peut que replonger dans cette espèce de nostalgie si forte et si profonde que nous avons vécu en terminant le premier cycle.
Le tome trois, comme le précédent tome trois traite de ce personnage puissant tant visuellement qu'émotivement qu'est le Rige. Nous savons que Bragon a été son élève, leur rencontre était donc inévitable. Letendre joue encore avec multiple personnages secondaires intéressants et des situations si crédibles tant dans les auberges que dans les forêts. Mallié assisté de son maître Loisel et de l'excellent coloriste québécois François Lapierre nous donne des scènes de forêt si dense, si majestueuses. Ils créent aussi des personnages aux émotions frappantes et des créatures formidables. Le tout se tient admirablement bien. Il s'agit bel et bien d'une quête, d'une grande quête, de la quête maîtresse du neuvième art.

lundi 10 mai 2010

Chronique BD: L'origine de la vie

Quelle découverte, quelle lecture! L'origine de la vie de Leif Tande est tout simplement magistrale. En près de 400 pages l'auteur nous livre une autobiologie de la molécule originelle, rien de moins que l'histoire de la molécule qui créa le monde. Leif poursuit dans la même veine que son excellent conver(sa)tion, sa quête philosophique et son regard acéré sur notre société. Ce type me surprend par son humour intelligent et raffiné, par de jeux de mots subtils et bien placés par ses blagues absolument drôles. En plus, il le fait en soulevant des questions éthiques, en parlant de relations familiales, relations père-enfant et faisant le tour des grands enjeux de société mais tout en demeurant léger et accessible. La force de Leif Tande se situe dans son équilibre. Bien doser des mots ultrascientifiques afin de donner crédibilité et des mots vulgaire et urbain afin de garder débilité. Mettre en contexte la première molécule qui est seule au monde tout en laissant son fils aller au cegep... C'est là un tour de force incroyable parce que l'ensemble se tient à merveille. Encore question d'équilibre: il jongle avec la type d'écriture une-blague-par-page, tout en instaurant un récit de longue haleine qui empêche le lecteur de mettre le livre de côté pour se garder de la lecture plus longtemps. Il crée un suspens, j'ai refusé d'ouvrir le livre aux pages ultérieures parce que je ne voulait me dévoiler des punchs. Relisez Villégiature, Le palet dégueulasse, conver(sa)tion, Morlac, Danger public, son oeuvre forme un tout qui se tient, son désir de sortir des sentiers battus et de s'auto-faire des jambettes afin de progresser m'amène à l'évidence: Leif Tande est le meilleur bédéiste au Québec! C'est mon opinion et je la respecte.

mardi 4 mai 2010

Chronique BD: Transat

J'ai découvert cette petite BD dans la cave à Rock (mon activité préférée de Livres en fête! 2010). C'est Marsi (Lire son miam miam Fléau) qui m'en a parlée. Il y a longtemps que je n'avais pas lu ce genre de récit intimiste et je crois que j'étais en manque.
Aude Picault y livre une autobiographie relatant un expérience de vie dont la mer joue un rôle principal. Parisienne blasée, elle s'offre coup sur coup deux expériences marines en allant tout d'abord vivre seule sur une île pendant une semaine et s'embarque ensuite dans une croisière atlantique à bord d'un voilier. Son histoire s'imprègne du style de vie propre aux marins, aux bourlingueurs des eaux. On y croise donc des gens aux vécus riches, aux expériences à la fois commune et variées.
Son dessin est minimaliste. Elle sait en quelques traits poser un décor, une émotion, c'est un talent que j'admire. C'est à ce point senti que ses maladroitesses lui sont pardonnées. Lorsqu'elle dessine des pleines pages de décors de mer, surtout la nuit, l'air goûte presque le sel, c'est une beauté à geler toutes les douleurs comme disait Dumas.
Seul petit bémol au niveau de la calligraphie ses q, ses r et ses p sont difficilement reconnaissables ce qui rend parfois la lecture un peu ardue. Sinon c'est une très bonne BD. Je ne saurais dire pourquoi, mais on reconnaît l'écriture féminine dans la facture et c'est une bonne chose dans ce monde si masculin.

jeudi 22 avril 2010

Chronique BD: Spiderman intégrale 1973

Il m'arrive parfois de vouloir mettre mon cerveau à off mais de vouloir tout de même lire. Étant jeune, je me levais à 5h30 pour écouter Spiderman en anglais au 4 même si je le trouvais ridicule lorsqu'il courrait dans le vide. Je n'ai pas été capable de terminer Spiderman 3 lorsque j'ai loué le film DVD... Mais, avouons le honnêtement, dans le monde foisonnant du comic book, Stan Lee est un grand maître. Lorsque je suis tombé sur l'intégrale de Spiderman 1973, année de ma naissance, je l'ai acheté. Réunissant 12 numéros des 12 mois de 1973, ce volume offre des lectures simples concises (un mois à la fois) et divertissantes. Je ne savais pas que c'est en 1973 que la petite amie de Peter Parker meurt, que le gobelin vert se fait tuer, que son fils prend sa place, que le fils de Jamison se transforme en Loup-garou, que Hulk l'emmène au Canada... Bref bien des péripéties et surtout, surtout, les répliques impertinentes qui font la marque de commerce de l'homme araignée. Ajoutons les couleurs criardes de ces fascicules bon marché et nous tombons dans le pur plaisir kitch. Donc, après avoir lu des BD plus complexes, plus poignantes, plus dures cérébralement parfois, je m'offre un gros mashmallow entouré de chocolat et je suis les aventures du spectaculaire spiderman.

dimanche 11 avril 2010

Chronique BD: Franquin, chronologie d'une oeuvre

Les rénovations et la préparation d’une conférence BD pendant l’événement Livres en fête ! ont ralenti mes ardeurs de blogueur. Il faut rajouter que le volume qui fait l’objet de ma chronique est aussi volumineux…
Pour certains, le jeune reporter de la BD qui a bercé leur jeunesse c’est Tintin, et bien moi, c’était Spirou. (Car avec Tome et Janry, Spirou et Fantasio faisait des reportages !) J’ai toujours aimé Spirou et je suis prêt à défendre toutes les équipes d’auteurs qui se sont relayés les 50 albums de la série et les one shot. J’adore ce petit groom.
Nous avons dans cette brique, que dis-je cette bible, une chronologie parfaite de l’œuvre du grand Franquin. A chaque année, de 1948 à 1999, ces réalisations, ses inspirations, ses collaborateurs (car contrairement à Hergé, il avoue la collaboration de ses pairs), ses nouveaux personnages, ses nouvelles séries. Comme on peut le voir sur la couverture, il y a Spirou, vous ai-je dis que l’aimais ?, Gaston, Modeste et Pompon, le marsupilami et le ténébreux épisode des idées noires. En plus d’une documentation riche, de plusieurs citations révélatrices, les dessins inédits, des essais de couverture et des croquis font de ce livre un phare éclairant sur l’œuvre du plus sous-estimé des grands auteurs du neuvième art, qu’est André Franquin.

vendredi 26 mars 2010

Grandes réflexions sur petites manies

Il m'arrive de m'acheter un billet de 6/49. Je sais que c'est une taxe déguisée, de toute façon, je suis prof, alors c'est un peu de mon salaire que je me donne. Mais, j'aime flâner dans mes pensées et imaginer tous les heureux que je pourrais faire. Du genre:"Te rappelles-tu il y a 12 ans, tu m'avais sorti du pétrin? Moi oui, voilà un voyage en Italie pour toi et ta blonde" Mais voilà, je ne gagne pas. Ne pas gagner... en vieillissant j'accepte, mais ça reste difficile. Dans la vie, je fonce, je me considère comme un gagnant. Alors je ne vais pas changer mes billets parce que à chaque fois je trouve ça pénible de me faire remettre mon foutu billet non gagnant de merde avec un espèce de sourire tout aussi merdique qui ne veut rien dire. Est-ce qu'il y a vraiment des gens qui conservent leur billet non gagnant? Qu'est-ce qu'elle veut que je fasse avec mon putain de billet de loser? Je l'utilise pour fabuler, là la magie est foutue. Bon j'ai l'air à cran comme ça. Je n'ai jamais frappé de caissière, mais j'avoue que mon orgueil reste blessé à chaque fois, si bien que je ne les fait pas toujours valider... De toute façon avec ma vie de gagnant qu'est-ce que quelques millions viendraient y changer

jeudi 25 mars 2010

la bonne réponse

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Ça fait longtemps que cette histoire me trottait en tête. Évidemment, aujourd'hui il serait impensable de dépenser de telles fortunes pour du beau. Bon je sais que la tour Effeil sert de radiodiffuseur, mais c'est plus romantique comme ça...

mercredi 24 mars 2010

Chronique BD: Jimmy et le bigfoot

J'avais adoré Nicolas malgré un graphisme trop épuré à mon goût. Cette fois-ci, Pascal Girard Girard nous offre une bande dessinée de format plus classique. (couleurs, gaufrier de 12 cases) On peut voir danser sur youtube, Jimmy, le héros parce qu'un de ses amis voulait rire un peu.(Dans le livre mais aussi en vrai sur youtube) Tout le monde l'a vu et sa vie est devenue un enfer. Il ne peut sortir sans entendre les moqueries partout où il passe.
Je suis frappé par l'actualité du propos et le réalisme avec lequel il traite le sujet. Chaque détail, même parfois ceux qui sont incohérents, nous rappelle cette période mythique qu'est l'adolescence. C'est là, je crois, la force de cette BD, j'ai eu 15 ans il y a 20 ans et j'ai vécu les mêmes choses que lui. Pascal Girard réussit à prendre une photo universelle et intemporelle par l'entremise du vécu d'un jeune normal comme tous ses lecteurs l'ont été. Ce portrait de 48 pages ne finit ni bien ni mal, c'est un passage de vie, avec ses amours, ses chicanes, ses petites victoires et ses questionnements. C'est finalement une histoire comme les autres, mais racontée d'une bien agréable façon.

mercredi 17 mars 2010

Chronique BD: Mon année

Les duos chocs j’adore ! Leif Tande et Phlpp Grrd sur Danger Public ou Dompierre et l’autre Girard pour Jeunauteur, les résultats sont bons à deux cerveaux... Mais ici on parle d’un duo de classe mondial : Jean-David Morvan qui scénarise à la vitesse de l’éclair (essayez de taper «Morvan bd» sur n’importe quel site de recherche!) et le grand Jiro Tanigushi maîttre incontesté du manga réaliste. Ensemble, ils réalisent mon année. L’histoire d’une jeune fille trisomique. Évidemment, on vise le côté touchant, mais ce n’est pas fleur bleue. Au début du livre, je pouvais reprocher un côté peut-être trop didactique ou éducatif au propos, mais Morvan a su nous prendre au filet en mettant en place plus que la simple, mais intéressante, histoire de la petite Capucine. Tanigushi qui dessine en couleur, nous montre la compréhension des émotions de l’héroïne par l’entremise de dessins naïfs. Cette technique permet au lecteur de comprendre que la petite ne comprend pas tout, que sa vision et surtout sa compréhension du monde est limitée par son handicap. Le mangaka a décidé de ne pas donner les traits habituels des trisomiques à la petite fille, je sais que ce ne sont pas tous les enfants trisomiques qui possèdent ce type atypique de visage, mais j’aurais aimé davantage la reconnaître. Premier tome d’une série de 4, ce manga-franco-belge est prometteur et surtout, il place des ponts entre deux mondes de la narration graphique qui ont tant à partager.

dimanche 14 mars 2010

MONTÉE DE LAIT!

Je dois m’exprimer sur une polémique qui entoure le petit monde de la bande dessinée. Oui petit monde. Car en Haïti ou en Afghanistan, dans les rues la nuit à moins 22, avec le ventre vide ou la maladie qui vous gruge, les polémiques de la bande dessinée on doit s'en sacrer pas à peu près.
Oui j’aime lire Lanfeust ! J’aime lire Rosinski, j’aime Delisle Guy, j’aime De crécy, j’aime Rabagliati et aussi Jimmy, j’aime Tome et Janry, j’aime Satrapi et Gipi et j’en aime plein d’autres qui ne riment même pas en i. Ce que j’aime moins c’est cette sapristi de dichotomie entre le réaliste et le caricatural, entre l’intimiste et l’héroïc-fantasy, entre le gros commercial populaire et les tirages d'auteurs de petites maisons d’éditions, entre le noir et blanc et la couleur, entre la couleur directe et le coloriage par ordinateur, entre les Québécois qui publient ici et ceux qui publient ailleurs, je déteste choisir entre le manga, le comic et le franco-belge, même entre le roman et la bande dessinée !
Je crois qu’une bonne bande dessinée procure du plaisir ou à tout moins de l’émotion pendant la lecture. Que ce soit par la facture, par le dessin, par le texte, par le scénario ou par le thème, je dis bien haut : quand j’aime, je lis et j’en profite. Peu importe dans quelle maudite estie de case la BD que j'ai en main peut-elle être classée.
Voilà, le méchant est sorti, Je suis certain que je n’ai pas fait de mal à personne. Lecteurs de tout acabit, sortez de votre placard, n’ayez pas honte de vos lectures ! En vrai, je ne suis même pas fâché un petit peu, je m’en câlisse au fond.

Chronique Bd: Cixy de Troy

J’ai lu Cixi de Troy… j’avais vu en prépublication dans l’excellent Case-mate, trois planche de ce diptyque et je n’aimais pas le dessin trop rond de Vatine. Un membre de mon club BD se l’ai achetée et me l’a prêtée. Quelle agréable surprise ! Arleston veille au grain. Il a su par la mise en page, par les phylactères, la typographie et le vocabulaire nous charmer et nous rappeler notre adolescent plaisir de lecture de Lanfeust et pour ma part me faire digérer et même apprécier le style d’Olivier Vatine. C’est le meilleur dessinateur de femmes qu’est connu Arleston sur Troy. Cixy nue n'a pas l'air d'une bimbo. L'histoire se déroule entre le tome 5 et le tome 6 de la série mère où la pulpeuse et sulfureuse héroïne s’était éclipsée. Nous savons maintenant où elle est allée et comment a-t-elle devenue l’Ombre ténébreuse. Ça sent la sauce étirée avec les étoiles et tout le bataclan? Lorsque la sauce goûtera trop l’eau, j’arrêterai. D'ici là, je passe de bons moments.

lundi 8 mars 2010

Chronique BD: Jeunauteur, tome 2: Gloire et crachat

Difficile de trouver un créneau ? Difficile encore plus de le faire durer ! J’ai adoré les romans de Stéphane Dompierre, même Morlante, sa parjure selon les puristes, qui m’a hautement diverti. J’aime aussi Pascal Girard qui a su trouver son style simple mais très démonstratif et imposer des récits touchants tel Nicolas publié chez Mécanique Générale et Jimmy et le bigfoot dernièrement chez La pastèque. Leur union nous amène Jeunauteur. Une série de blagues où l’on voit le quotidien d’un jeune auteur ! Impossible de les faire toutes bonnes, même Schulz n’y arrivait pas ! Mais j’avoue avoir ri à plusieurs reprises : La série sur facebook est très efficace tout comme celle sur les séances de dédicaces. J’ai moins aimé la machine à café, mais je ne suis pas un buveur… Au total, un joli recueil de près de 130 blagues (Chapeau!), un livre passe-partout qui s’offre à quiconque aime les livres, évidemment ! Vous pouvez être «ami» avec Jeunauteur sur facebook et recevoir des primeurs ! La littérature au Québec, ça grouille !

femme plongeon 2


Alors voilà, quand la motivation y est, on trouve du temps pour ses loisirs! On se couche plus tard, mais on trouve de temps. J'ai regardé le clip de Malajube, Luna pour m'inspirer un peu. J'avoue que ma source de motivation la plus puissante vient du fait que je provoque certains commentaires. Merci donc à PG, Denis et Venise qui me poussent à m'améliorer.

samedi 6 mars 2010

plongeon féminin


Je dois dire que j'admire des gars comme Jimmy Beaulieu ou Régis Loisel qui savent dessiner des femmes vraies et belles. J'ai essayé et je ne suis pas satisfait du résultat, je la voulais nageante ou plongeante, ma blonde l'a crue morte. De plus, les cases trop petites et trop chargées perdent en lisibilité. Mais bon, le but c'est d'apprendre et en plus je m'amuse bien.

vendredi 5 mars 2010

Chronique BD : l'Homme Bonsaï

Lorsqu’une BD commence avec un vieux capitaine qui raconte une histoire pas possible dans une taverne miteuse, moi j’embarque. Est-ce des relents d’enfance et du baron de Münchhausen qui titillent ma nostalgie ?
Bref, l’Homme Bonsaï est une fable fantastique qui réunit tous les éléments chers aux récits de piraterie orientale : Des pirates sanguinaires et cruels, un pauvre homme prisonnier qui souffre d’injustice, un grand sage chinois, une belle femme, bien des batailles, de l’amour, de la vengeance et évidemment la mort. L’ensemble est soigneusement emballé par une philosophie empreinte de cette sagesse connue de ces peuples ancestraux. Mais ce qui fait mouche, c’est cette idée folle de Fred Bernard de faire pousser un arbre sur la tête de son héros !
Autrefois illustrée en album jeunesse par François Roca, Fred Bernard illustre seul sa bande dessinée avec un style qui caractérise l’école connue entre autre chez Poisson Pilote avec les Sfar, Blain, Sapin et cie. Un beau dessin où les zones de noir campe l’ambiance glauque des cette période insalubre. Avec sa coloriste, Delphine Chédru ils atteignent l’apothéose dans les scènes d’amour(!) où le corps de Changaï Li illumine parmi les tapisseries de dessins chinois.
Cette BD était en lice pour l’album de l’année au festival d’Angoulême. Si vous avez besoin de suggestions de lecture : http://www.bdangouleme.com/palmares-officiel

mercredi 3 mars 2010

vive la couleur!

Voici ma première bd sur ce blog. L'histoire ou l'analogie était bonne, mais j'avoue que le dessin était moins bien que ce que je peux faire aujourd'hui. Signe que ce blog m'est utile: je m'améliore! Bref, Denis, parrain de ma seule fille, me fait le plaisir immense d'y mettre de la couleur. C'est fort joli! Vous pouvez visiter son blog : wwww.denisbdetplus.blogspot.com
Merci mon cher! Cliquez sur la bd pour agrandir.

vendredi 26 février 2010

Chronique BD et plogue: Miam miam Fléau

Je me permets une plogue parce qu’elle en vaut bien la peine. Paul et Geneviève tentent au meilleur de leur capacité de rehausser le niveau culturel gaspésien par l’entremise de leur café de la petite école à Nouvelle. Ils auront même le 24 avril, en plein Livres en fête ! la visite de Marsi auteur de BD publié chez La Pastèque. Vous ne connaissez pas Miam miam Fléau ? Miam miam fléau est une aventure épicurienne qui offre comme trame de fond la bonne bouffe et le bon vin, du gros-lot double zéro, je vous en prie ! Miam miam fléau c’est aussi un graphique clair, original et des personnages attachants et crédibles. Miam miam fléau c’est une histoire divertissante. Constater que le fidèle serviteur du roi digne descendant d’Ubu, à qui on a donné une mission, laisse guider l’aventure par sa fidèle monture, un cheval qui va trop vite pour utiliser ses pattes de devant, personnellement je trouve ça génial. On ré-invente la panthère rose ou l’inspecteur Gadget ! Ajoutez à l’ensemble des noms propres tels que Père Poule, le petissime Taraboum premier, la mère Crapette, le Navet, Coco météore ou le fidèle Pouette et vous obtenez un mélange aussi savoureux que le repas que Paul nous servira à la conférence de Marsi ce même samedi 24 avril. Gaspésiens, à table !

lundi 22 février 2010

les mains


J'avoue le but était de me pratiquer à dessiner des mains, l'essence de mon blog étant d'apprendre à dessiner...

samedi 20 février 2010

ça va mal finir


Chronique BD: Blast de Manu Larcenet

Bon ! J’avoue être un fan fini de Larcenet, que ce soit chez Dargaud avec le Combat ordinaire chez Fluide ou chez Poisson Pilote, Larcenet est un auteur qui me fascine. J’attendais Blast depuis décembre, mois de sa sortie en France. Tout Angoulème ne vibrait que pour cet album.En plus, l’objet, le livre, il est beau, solide, bien grand, bien épais. J’étais vendu d’avance ! Le pire c’est qu’avec ses carnets de voyages, avec Chez Fransisque ou avec Minimal, je trouvais qu’il se lâchait un peu trop, on est un artiste alors peu importe ce que l’on fait, c’est de l’art… J’adorais quand même, le scénario, les idées nous rentraient en pleine gueule, mais le dessin, j’embarquais moins. Voilà qu’avec Blast, je comprends où il voulait en venir. Il a finalement fait un grand détour graphique pour revenir à lui-même. Revenir à une version tellement mieux que ce qu’il faisait au début chez Fluide Glacial mais en même temps si près. Un dessin qui communique au max les émotions, les ambiances, loin d’une ligne polie qui fait trop académique. Des magnifiques zones de noirs, de gris, des ombrages qui veulent vous bouffer tout rond. Mais surtout, des regards, des yeux qui expliquent ce que le plus grands des poètes ne pourraient dire. En fait Blast c’est l’histoire d’un homme obèse qui explique sa vie à deux enquêteurs afin qu’ils comprennent la raison d’un meurtre crapuleux. Une vie étrange d’un personnage tordu, plusieurs rencontres, une multitude de choix inexplicables. Le premier tome d’une série de cinq, je suis déjà en manque.

Chronique BD: shutter Island

J’ai dû attendre mon tour longtemps dans le club de BD avant de lire Shutter Island. Bien heureux de l’avoir lu avant d’avoir vu le duo Scorcese/Di Caprio à l’œuvre. Quel scénario béton! Il faut dire que la collection de BD Rivages/Casterman/noir n’est pas en reste. Le principe est d’adapter en BD des romans noirs qui ont connu grands succès. Lorsque deux enquêteurs doivent retrouver une disparue sur une petite île où se trouve un asile de dangereux criminels, la table est mise ! Le dessin réaliste de Christian De Metter et surtout sa palette de couleur donne le ton à cette histoire tout à fait tordue. Son noir, ses bruns et toutes ses teintes de gris alourdissent l’ambiance et transmettent bien l’enfer qui se déroule en cet endroit où nul ne voudrait aller.La scène à peine éclairée qui se déroule à l’intérieur de l’asile en pleine panne de courant fait monter le stress du lecteur comme jamais. Évidemment, tout réside dans le dénouement final, n’est-ce pas là l’apanage d’un bon policier ?

jeudi 11 février 2010

Chronique BD: Les aigles de rome

Avis aux amateurs, Marini nous ressert sa recette gagnante : gros seins, scènes de baises, épées, bien du sang et des insultes baveuses parsemées entre des personnages dichotomiques à souhaits. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre la série Rome sauf qu’ici l’intrigue est convenue. On y retrouve des guerres de pouvoir, du trafic d’influence mais surtout un dessin bien maîtrisé. Si l’auteur réussit à boucler le tout en 5 albums comme il l’a annoncé, nous pourrions avoir une série du même niveau que Rapaces et cette fois avec un seul auteur au dessin et au scénario. Malgré mes réticences, c’est un moment de lecture agréable, il faut simplement aimer le genre.