Jusqu’à l’âge du l'université, je ne lisais aucune BD au dessin réaliste. Que des Spirou, Gaston, Snoopy, Astérix et cie. J’ai rencontré un copain, merci Guy, qui m’a initié à la BD adulte. J’ai dévoré en un été la totalité des Thorgal, XIII et Jérémiah.Je suis resté bien attaché à Thorgal, bien qu’après le tome 18 environ, la série décline sérieusement. Mais voilà un nouveau souffle depuis le tome 30 ! Rosinsky revient à la charge avec ses pinceaux et nous offre de la couleur directe tout à fait magnifique. Les nouveaux scénarios de Yves Sente mettre l’emphase sur Jolan, le fils de Thorgal. Suite logique puisque le valeureux Vicking rêve de trêve paisible depuis 29 albums… On a eu droit à un début de cycle intéressant, malgré les jeux de mots douteux, le professeur qui se nomme Mantor et la cité dans le tome présent qui s’appelle Bagh Dhad... Mais l’histoire est là et Jolan se révèle digne de son père, un héros juste, courageux bref on le suivrait. Je croyais que c’était parti.
Le bateau sabre est une histoire de Thorgal. Jolan y fait une brève et insatisfaisante apparition. Le papa doit aller chercher son dernier rejeton enlevé par les magiciens rouges, il s’engage comme mercenaire sur un bateau commercial. Ce récit est en quelque sorte complet. Se lit seul sans nécessairement avoir besoin des tomes précédents. C’est une jolie parenthèse, meilleur que bien d’autres comme le mal bleu en autre, mais je reste sur ma faim. Le focus mis sur Jolan, l’intrigue de son équipe, rien ! Aucun développement, je vois où il veut aller, mais le détour est trop grand.
Je terminerai en mentionnant que les dessins de Rosinsky sont incroyables, les scènes avec les chiens de traîneau tout comme celle avec l’orque sont vraiment sensationnelles. La bonté excessive et la droiture de Thorgal sonnent faux et rendre moins crédibles certains moments du récits. Principe et morale ne devraient pas être autant souligné dans un monde barbare où l’on meurt si facilement.









