mardi 27 septembre 2011

Chronique Bd du mercredi: Gargamel et les Schtroumpfs

Il est rare pour moi de lire de la BD jeunesse, je n’y vois pas l’intérêt. Je le fais pour le travail, il y a des emplois pires que d’autres… ou pour mes enfants. Les miens ont évidemment vu les Schtroumpfs 3D cet été, ils sont fans de la BD depuis longtemps et les 100 quelques schtroumpfs qui me restent de ma collection de jeunesse les amusent beaucoup. Quand ce nouveau tome des petits êtres bleus est sorti, Emmanuel 7 ans le voulait et ce avec son argent de poche. Je leur fait la lecture le soir, voici ce que je pense :
Tout d’abord j’ai cru au coup de marketing et je suis parti frileux. Mais d’un autre côté, je suis de ceux qui croient que Hergé fut égoïste d’apporter Tintin dans sa tombe, donc je suis favorable au Studio Peyo.
L’univers des Schtroumpfs semble être une série qui se penche sur certains éléments qui peuplent le dit univers. Succès cinématographique enligne, Gargamel fut donc le premier. C’est le préféré de mes garçons. Il s’agit donc d’un recueil de plusieurs petites histoires de Gargamel. On y voit son cousin, ses neveux et d’autres histoires entourant ce sorcier au caractère horrible.
Les histoires sont sympathiques. J’ai toujours considéré qu’il n’y a que peu d’albums des Schtroumpfs que j’aime, ils sont dans les 12 premiers en fait. Culliford, le fils du grand Peyo s’en tire bien avec les histoires plus courtes. Garray au dessin est vraiment épatant. Ses deux ans près du grand maître sur Benoit Brisefer on été très formatrice, son dessin est solide, les expressions sont bien rendues. Je ne peux lui reprocher que d’avoir dessiner les petits neveux du Gargamel chauves…
Finalement, mes enfants ont plus aimé que moi, mais bon, ne sont-ils pas à 4 et 7 ans, le bas du public cible de cette BD. Grand bien leur fasse, ils lisent !
Voyez d’autres suggestions de BD chez Mango et ses amis blogeurs.

dimanche 25 septembre 2011

Chronique BD: Gi Joe

Lorsque j’étais jeune, vers 13 ans, j’allais avec ma mère lorsque l’occasion se présentait au kiosque à journaux du village voisin. Il était le seul de la région à tenir des comicbooks. Je les lisais en français. Mon frère achetait Hulk ou Spiderman et moi j’étais fidèle à Gi Joe. Ne comparez pas avec le film qui est un pur navet ou avec le dessin animé qui suivait la série, âme en moins. Comme d’habitude, le livre est meilleur! Secrètement, je me passionnais pour l’histoire d’un seul personnage, Snake-eye. Un ninja vêtu de noir qui était muet suite à un accident d’hélicoptère. Son maître avait été assassiné, son frère avait rejoint les forces ennemies du commandant Cobra et sa liaison amoureuse avec le sergent Scarlett était des plus mystérieuse. Larry Hama le grand créateur de cette série menait plusieurs intrigues de front. Certaines plus militaires m’ennuyaient au plus haut point. Au numéro 46, nous étions dans l’apogée, près du dénouement de l’histoire de Snake-eye. Je me suis rendu au kiosque, plusieurs fois sans jamais pouvoir acheter le 47. Les éditions Hachette, à l’époque vivaient des difficultés et avaient cessé de traduire donc de publier quelques séries dont la mienne. Le marchand de journaux, aimable et compatissant m’avait même fait venir le numéro 71 en anglais puisque mes voisins américains étaient rendus là. Triste consolation.
Depuis quelques mois, un de mes amis de mon club BD lis beaucoup de BD en anglais, on sauve 50% en achetant dans la langue originale et on peut lire plus tôt d’excellents albums ! Je me suis initié et j’ai aimé.
J’ai fait mes recherches sur le net et à l’Imaginaire, la Mecque de la BD au Québec, j’ai trouvé les intégrales en anglais. J’ai donc commandé le tome 5 et le tome 6 qui comprend les épisodes 41 à 60. Je les relis tranquillement, un à un, doucement, 25 ans après avoir perdu le fil de ma série. Les dessins ont perdu de leur charme et les autres intrigues m’emmerdent royalement, mais Snake-Eye, Storm-Shadow et leur vengeance familiale me tient encore en haleine. Que Loisel nous fasse patienter 7 ans entre deux albums de la Quête, je m’en fous, j’ai la couène dure maintenant !

mercredi 21 septembre 2011

Chronique BD du mercredi : Bloodlight

Je ne suis pas du tout un fan de Twilight, je suis un garçon ! De plus, je n’aime pas ceux qui surfent mercantillement sur une vague populaire. Finalement, les pastiches d’un univers déjà existant, c’est un peu surfait. Si vous êtes totalement en désaccord avec moi, vous adorerez Bloodlight.
Il faut préciser que je suis responsable des achats à l’école où j’enseigne. Je dois tenir compte de tous les goûts, dans ce cas-ci, celui des jeunes fillettes, bien qu’après lecture j’opterais plus pour les adolescentes. Je vais dîner rapide et je m’apporte un livre, je prends le premier de la pile en me disant que pour mieux conseiller il faut connaître.
J’ai rit, à un point tel que la serveuse a pris en note la référence du livre ! Bloodlight suit exactement le même scénario que le film, (que je me suis tapé avec mes élèves, prévisible convenu et ennuyant) sauf que dans la BD, on y met des blagues à profusion. Cette ironie face au phénomène, les petits clins d’œil qui souligne les invraissemblances du film, c’est délectable. Ajoutons à l’ensemble des jeux de mots intéressants et c’est gagné.
Ce qui m’a le plus surpris c’est que le dessin de Esras et les couleurs de Gwen sont magnifique. Pour ce genre de produit, habituellement vite fait, on peut engager des gribouilleurs. Non, ici des personnages bien campés avec du style, une mise en page dynamique qui sert à l’action et des couleurs parfaites. Les ciels, les scènes de nuits et la peau des « visages-très-pâles » sont à point.
A mon grand étonnement, une très belle surprise un moment de lecture agréable. Ai-je parti de trop loin ?
Pour d’autres suggestions, le mercredi, c’est chez Mango, le reste de la semaine, revenez ici, vous êtes les bienvenu !

mercredi 14 septembre 2011

Chronique BD du mercredi: Alter Ego, Darius

Il est de plus en plus courant d'éditer sur une période plus courte une série dessinée par plusieurs illustrateurs. Alter ego offre un principe que les bibliothécaires aimeront: les 6 tomes se complètent sans se lire dans l'ordre. L'histoire globale comprend plus ou moins 4 personnages principaux et chaque tome creuse d'avantage un pan de leur rôle on un événement particulier du récit.
Une agence secrète recrute des anges gardiens. L'objetcif de chque employé est simple, il doit surveiller son protéger sans jamais révéler qu'il s'agit d'une mission. Notre héros, Darius, un ancien policier devenu ange-gardien est voisin de palier avec Bram, une petite racaille qui se met constament les pieds dans les plats. Cet agence cache quelque chose, une découverte scientifique qui concerne les relations humaines. L'intrigue est bien présente et soutenue. Par contre, le type de série oblige, il y a des trous dans l'histoire. Ces manques se comblent dans les autres tomes, on peut même choisir le tome en fonction de la partie de l'intrigue qui nous intéresse. Mais en lisant un seul, c'est un peu incomplet. Ajoutons à ce détail quelques raccourcis scénaristiques cahoteux, on peut être laissé sur notre faim.
Les personnages, dessinés par Efa sont honnête et ne comporte aucune maladresse dans les émotions. Le héros porte uen barbe deux teintes et le noir ressemble souvent à des taches de cambouis au visage. Les décors, hyper réalistes sont fait par Luca Erbetta. Tout est cohérent, bien détaillé et crédible. L'ensemble de la série est sous la direction d'un seul homme, Mathieu Reynès, il assure, j'imagine ou j'espère, une fluidité entre les tomes.
Un bon moment de lecture qui m'incite à lire au moins un autre tome, je choisiria d'ailleurs Camille puisque je suis resté sur ma faim quant à cette jeune demoiselle.
Pour d'autres suggestions de BD: Visiter les blogueurs du mercredi sur le blog de Mango.

vendredi 9 septembre 2011

Chronique Bd : Gil Jourdain

Lorsque je lis une ancienne bande dessinée, je le fais surtout par nostalgie. Je cherche à revivre d'anciens souvenirs littéraires. Il m'est rare d'apprécier une BD publiée il y a plus de 50 ans sans être accroché ou agacé par son côté non pas vieillot, mais dépassée.


Gil Jourdain est l'exception à la règle. Je n'en avait jamais lu et j'ai adoré. Mes copains du club BD me la conseillaient et je suis tombé sur une occasion en or, il faut dire que neuf ce recueil coûte 45$. L'intégral tome 1 compte 4 histoires du détective comique: Libellule s'évade, Popaïne et vieux Tableaux, La voiture immergée et Les cargos du crépuscule. Maurice Thillieux a su apporter l'humour dans le récit policier avec un trio de personnages succulents. Gil Jourdain, l'inspecteur perspicace, héros parfait. Libellule, ex-prisonnier assistant qui enligne les jeux de mots douteux. De le voir se faire rire lui même est bien rigolo. Finalement, Crouton, le policier maladroit qui se prend tous les coups dans la poire. L'humour est plus classique pour ne pas dire burlesque, mais efficace, pas tordant, sympathique. Au dessin, c'est simple, le plus pur style Belge, parfait avec le mouvement, l'expression, presque Franquinien.

Donc, de bonnes aventures qui ont bien vieillies.

mardi 6 septembre 2011

Chronique BD du mercredi: Spirou dream Team

Mon cher ami PG Luneau en déjà parlé en bien et il m'a convaincu en personne d'acheter cette BD des plus loufoques.
Spirou Dream Team est un pastiche du monde de l'édition. Les auteurs Yann et Léturgie qui signe une de mes BD préférées, l'excellent et irrévérencieux Polstar, tire ici sur tout ce qui bouge. Qu'on rebaptise le cow-boy en Ducky Duck, le riche hériter en Wargo Lynch, nos petites Québécoises en Lombrics, ça prend un bonne dose d'auto-dérision.

J'apprécie aussi les tirs faits sur d'autres compétiteurs du monde de l'édition. Le patron de chez Soleil qui tente de faire feu de tout bois, devient proprio d'un bouiboui appelé la Paella Kabylle de chez Mourad. Les spécialistes de la sciences fiction et du fantastiques, qui sont malheureusement au bord de la faillite, se font renommer les Hémorroïde dissociés. Ajoutons à ça quelques jeux de mot du genre "nous sommes félins pour l'autres ma chérie" dit le lion à la tigresse, la sauce prend!

Le scénario joue également sur plusieurs plans afin de mieux mettre en place certains gags. Lorsqu'on veut faire entrer le Manga pour ne pas rater la vague, on va chercher un petit animal nippon, un vrai, dans les bureaux. Ce "Sakapis" à prononcer sous la même intonation que Pikachu est à se tordre de rire. Afin de crédibiliser une irruption dans le scénario (à l'intérieur de l'histoire! ouf on tombe dans le méta!) l'histoire est jouée feuilleton télé dans la BD.
Finalement, les dessins, très efficaces représentent des personnages bien typés. Frédérick Niffle en paon est très révélateur.

Il y a longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant une bande dessinée. Je vous la conseille donc, d'autant plus si vous vous intéressé au joyeux et mouvant monde de l'édition.

Pour plein d'autres suggestions, visitez la BD du mercredi sur le blog de Mango!

dessins utiles

Quatre enfants le matin avant le boulot c'est un peu du sport! Voilà les pictos de routine que je leur ai faits pour qu'ils se rappellent ce qu'ils peuvent faire pour m'aider:

1-faire le lit
2- Ouvrir les rideaux
3- mettre son pyjama au lavage
4- S'habiller!

Je pense changer l'ordre, mais bon, le mesage est là. J'espère que vous aurez reconnu PETIT POILU l'excellente série préscolaire de la collection Puceron chez Dupuis.

mardi 23 août 2011

Chronique BD du mercredi: Fraternity

Visitez le blog de Mango pour retrouver d’excellentes suggestions de BD dans la BD du mercredi de Mango et ça non hasard, le mercredi !
En partant, sur la BD il y a un auto-collant, gage de succès selon mon opinion. : Par le scénariste de Blacksad et l’illustrateur du Signe de la lune. Il s’agit tout de même de deux BD dans mon top 10 à vie. Fraternity part donc avec une avance.
Le duo nous a concocté un diptyque épatant. Diaz Canales mise encore sur des sujets sociaux pour meubler la trame de fond de son scénario. Fraternity est une communauté crée par un groupe d’hommes et de femmes qui ont des visions sociales idéalistes. Dans ce village retiré de toute civilisation, l’harmonie, l’égalité et la liberté sont supposées régner. Évidemment, les plus riches de ce système communiste se trouvent lésés par cette utopie. Un jeune enfant sauvage trouvé en forêt, une institutrice vertueuse attendant son amour, un groupe de déserteurs noirs et un vieux philosophe, qui ressemble assez à Pacome de Champignac, sont les personnages principaux de ce récit mystérieux. Ajoutons à l’ensemble quelques fortes têtes malintentionnées et une bête fabuleuse et nous avons une brochette parfaite.
Jose Luis Munuera utilise tout comme dans le Signe de la lune un effet flou en bordure de case pour accentuer les lumières et créer des ambiances intrigantes à souhait. On sent le plaisir qu’il a remplir de détails ses cases de végétations, les scènes en forêt sont somptueuses. Sont découpage est relativement sobre et c’est mieux ainsi, mais il utilise des pleines pages sans bulles pour souligner l’intrigue et s’assurer que le lecteur prenne le temps de vivre ce qui se passe. Les tons de couleurs pourraient ressembler à du noir et blanc, parfois sépia, parfois dans des teintes bleutées ou verdâtres, ce choix donne un aspect vieillot, voire même nostalgique. À quelques reprises, j’ai retrouvé des mimiques à la Spirou et Fantasio, mais cela ne m’a pas agacé puisque je considère son dessin les tomes 47, 48 et 49 de la dite série excellents.
Je ne peux me prononcer pleinement avant d’avoir lu la deuxième moitié, mais une chose est sûre, ce duo de choc ne déçoit pas, il promet même de belles réussites. Je ne manquerai pas la sortie de cette finale.

samedi 20 août 2011

Chronique BD :S.A.M.

J'adore les séries post-apocalyptique. S.A.M. est en plein dans la mire. Un groupe de jeune résiste, survive dans les ruines d'une ancienne ville. Ils se sont formés une petite société dans laquelle tous ont des tâches, des rôles et des responsabilités. L'objetcif de vie est simple: trouverà manger et garnir la pharmacie.Un problème classique se pose, un armée de robot tente de les arrêter, c'est parti pour une tetralogie qui promet.


Shang est un grand metteur en scène. Son agencement de cases, ses plans font de lui un narrateur hors pair. Par contre son peuple d'adolescents, dont le code vestimentaire futuriste est bien réussi, peut parfois porter à confusion. J'ai du retourner sur une case ou deux pour comprendre que le pronom "il" était atribué à ce que je pensais être une "elle". Mais c'est le seul bémol. Ses couleurs et ses ombrages sont bien réalisées. Il peut être dificile de dessiner le chaos sans que le dessin soit chaotique.


Ce premier tome est une prémisse. On en apprend peu sur les personnages mis à part sur Yann, une tête brûlée qui croit pouvoir se lier d'amitié avec un robot. Arme à double tranchant, les quatre couvertures sont présentées en quatrième de couverture et dans le tome 2 on le voit chevaucher ce même robot. Le suspense du tome 2 tombe donc à plat. Par contre, on ne s'embarque pas dans uen série interminable. 4 tomes c'est fait! On pourrait enfin comprendre ce que signifie S.A.M.?

jeudi 18 août 2011

Chronique BD: Joker

Vous allez peut-être trouver ça étrange mais c’est d’abord la couverture de cette BD qui m’a attirée. J’ai su après que ce duo a remporté plusieurs prix dont le prestigieux Eisner Award Adorant Batman et surtout son ennemi le Joker, j’ai été servi ici puisqu’il s’agit d’une histoire mettant en vedette presqu’exclusivement le Joker. Le scénario de Brian Azzarello joue sur le réel. Le Joker sort de l’asile d’Arkham fauché. Il doit se refaire. Il part donc à la recherche de contacts, part se refaire une équipe. La narration est faite par un personnage secondaire qui est le nouveau bras droit du Joker. La folie de ce dangereux désaxé est amplifiée par la peur qu’à ce bras droit de se faire tuer à tout moment, selon les sauts d’humeur de son souriant patron. Je ne saurais dire qui a influencé l’autre, mais le Joker d’Heat Ledger dans le film Batman Return ressemble beaucoup à celui de la BD. Même folie, même psychose, pas juste un méchant, un homme profondément torturé, tourmenté et cruel.
Dans les comics américains, il est fréquent et frustrant de voir des couvertures illustré par quelqu’un d’autre que le dessinateur ou par le principal intéressé mais avec un autre médium. Je comprends les obligations de parution de la presse américaines, mais Lee Bermejo nous offre un mélange des deux. Dessin crayonné, encré par la suite pour 80% des cases et peintures magnifiques dans les moments clé où le suspense est à son comble, le mélange se fait même dans une planche. Il joue souvent avec l’image, nous offrant par exemple le visage du Joker à travers une vitre de voiture où la ville est reflétée. L’effet est saisissant ! De plus ses cadrages et ses mises en pages sont fluides sans tomber dans la banalité. Réussir à oser, sans perdre la cohérence c’est un tour de virtuose. L’univers de Batman est propice à des scènes iconiques : les plans de corniches en contre jour, son effroyable sourire, les échanges de tirs, les fonds de ruelle, c’est donc un univers glauque mais confortable pour les amateurs du chevalier noir.