mardi 28 décembre 2010

Chronique BD: La mort de Staline

Plusieurs raisons m'ont fait choisir cette Bande dessinée. (oui je fais partie des ingrats qui achètent même s'ils ont beaucoup reçu. Donc mes raisons:
- Elle est en lice pour Angoulème BD de l'année
- Elle est le choix du jury BD de l'année sur BDgest
- Fabien Nury nous a donnée WEST, il était une fois en France et Je suis légion
- Thierry Robin travaillait aver Trondheim et j'adorais son travail.

Maintenant, ce que modestement, j'en pense? C'est bon.
Tout d'abord les dessins de Robin en semi réalistes sont très bien. Il a su garder ses courbes, ses formes de visage de Petit Père Noël en les transposant en réaliste. De plus des personnages comme Khrouchtchev, Molotov et Beria ont déjà existé, il fallait travailler de façon honnête. Finalement, les émotions très subtiles distillées par des sourires ou des regards sont très efficaces dans ce huis-clos ou les traîtises et la confiance se divisent au prix de la vie.
Au scénario, entre l'attaque cérébrale du Camarade Staline et sa mort il y a quelques jours, que s'est-il passé? Nury éclaire cette partie méconnue de l'Histoire en ironisant l'univers paranoïaque que Staline avait lui même mis en place. Humour noir se mélangent donc au stress et à l'ambiance écrasante qui ferait craquer le premier claustrophobe. Mes attentes étaient hautes, je n'ai pas trouvé mon meilleur album de l'année, mais je la conseille tout de même.

jeudi 9 décembre 2010

cauchemars

Mon fils fait des cauchemars ces temps-ci, je me suis inspiré...

Chronique BD: Naruto

Quiconque a déjà lu un palmarès de vente connais Naruto. Les 50 tomes représentent 100 millions de vente sur la planète. L'amateur de BD que je suis ne pouvais passer à côté de ce phénomène. J'ai lu les tomes 1, 2, 3, 49 et 50.
Naruto est un jeune élève apprenti Ninja qui est très dissipé, voire effronté. Les techniques Ninja dépasse les savates. On parle ici de clônage, de matérialisation, de contrôle des éléments, de magie et d'envoûtement. Le héros apprend très tôt qu'il est fait un ancien esprit qui a jadis tenté de détruire le village. C'est ce point qui m'a permis d'accrocher au récit. J'y retrouve cette dualité tel le Ying et le yang qui est propre aux récits nippons. Tous les acteurs de ce scénario ont un côté bon et un côté méchant qu'ils laissent plus moins paraître selon les occasions et selon leur place sur la grande balance du bien et du mal. Masahi Kishimoto dessine bien, mais sans plus, étant habitué aux scène de batailles éclatés autant du côté comic américain que manga, je peux affirmer celle-ci manque de fluidité.
Bref, je ne crois pas avoir compris l'essence de ce succès planétaire. Je crois que je lirai Naruto comme je vais chez Mc Do, sans trop de conviction, un peu honteux, avec un petit plaisir immédiat et le ventre vide quelques heures après.
Je termine en mentionnant que le jeune qui les possède tous, a tout de même investi 692$ dans sa bibliothèque, je considère que c'est déjà mieux qu'autre chose, des livres.

mercredi 1 décembre 2010

Raison pour haïr l'hiver numéro 14

Je déteste me battre avec la poubelle lorsqu'elle est glacé et qu'elle ne veut pas ouvrir. Il y a des jours où j'ai mal aux mains à force d'avoir trop cogné dessus...

mardi 30 novembre 2010

Chronique BD: Zik et BD

Il commençait à être temps qu’un album de ce type sorte enfin au Québec ! Étant habitué au compil BD de l’ami Brassens, de Brel, de Dutronc ou Thomas Fersen, j’ai sauté sur celui là. C’est un beau livre, le choix des chansons est intéressant, certains dessinateurs manquent à l’appel et nous aurions pu nous passer du travail de graphistes qui ne sont pas bédéistes quoique illustrateur. J’aime aussi l’annexe à la fin qui permet aux néophytes de connaître tout ceux qui font partie de Comme toute compilation, il y a des hauts et des bas.
Une chanson de la féminine cœur de pirate par le trait masculin de Denis Rodier ça donne un mélange très réussi, succin mais efficace.

Jimmy Beaulieu dessine des femmes habillés dans la chanson la plus érotique d’un de mes groupes préférés : Malajube

Zviane traite absurdement une chanson absurde des trois accords. Ça ressemble à une poutine sur laquelle on rajouterait une bonne couche d’huile d’olive. Dommage, son dessin est vachement beau.

Vincent Giard cerne l’essentiel de M’accrocher de Loco locass, probablement la meilleure chanson du trio. Le bédéiste traite le texte avec une sauce très actuelle, ponctué de dessin, de page d’ordi et gribouillis de cahier de note. C’est tellement beau en même temps que c’est si grave.

Wayne Shelton choisi une chanson de Mes aïeux qui est en fait une histoire donc c’est probablement le plus BD de tous ces duos.

L’excellent Pascal Blanchet pèse trop fort sur la pédale du « foncé » et nous fait perdre la beauté de son trait.

Grands absents : Karkwa, Philippe Girard, Leif Tande et Vincent Vallières

Évidemment, les éditions de l’Homme, grande bannière Québécor n’hésite pas à ploguer largement le mot ZIK dans le titre pour nous rappeler que nous pouvons acheter tous ces titres chez eux, mais bon l’effort est là. La convergence étant efficace, plusieurs petites madames verront le produit à Sapue Bonjour et peut-être gagnerons-nous quelques fans de BD dans cette triste population qui vote si mal.

mercredi 17 novembre 2010

déjà Noël

Je donne un atelier en Bande dessinée à l'école de mon fils en décembre, je voulais leur remettre une BD à colorier et leur montrer les étapes. Voici le final.

lundi 15 novembre 2010

Chronique BD: Orbital

Voilà une bande dessinée de pure science fiction. Dans un futur éloigné, deux agents de l'ODI d'espèce différentes, un homme et une Sandjarr, font équipe afin de régler des conflits diplomatiques entre des espèces extraterrestres. Souvent, il s'agit de problème avec la pire espèce de l'univers, les belliqueux, irrespectueux et polluants humains. Le scénario de Runberg est truffé de critique sociale à peine déguisé contre les travers de l'homme, de situations délicates, de double sens de lecture à plusieurs niveaux; digne d'Azimov, Dick et compagnie!
La série est divisée en diptyque tout comme les Largo Winch. Puisque Ravage est un tome pair vous pouvez l'acheter sans attendre le prochain. Il est intéressant de voir qu'il y a une constance de couleur sur les couvertures, les tomes impairs sont bleutés et les pairs sont plus brunâtres.
Dans ce deuxième diptyque, la terre veut faire un pacte de paix avec une civilisation qu'elle a presque anéanti quelques génération plus tôt. Les deux peuples de nos deux héros sont donc en avant plan. Notre duo d'agents doit s'assurer du bon déroulement de cette cérémonie avec tout le bagage émotif qu'ils transportent. Les émeutes sont sur le point d'éclater, les préjugés contre les extra-terrestres sont difficiles à étouffer, la tension monte et le jour J arrive...
Côté illustration, il est difficile de sortir du code que Lucas a imposé en science fiction mais, Pellé s'en sort très bien, ses extra-terrestres sont originaux et ses décors enchantent par leur réalisme. Les vaisseaux spatiaux sont remplis de petits détails qui laissent croire que la machine existe vraiment. Mais sa force se situe davantage dans sa capacité à dessiner le mouvement. Ajoutons à ceci un découpage très énergique et vous avez un rythme endiablé lors des pages d'action. Ce quatrième tome nous laisse sur un fin ouverte inquiétante, il faudra attendre encore un an pour ce délecter d'un nouvel Orbital.

vendredi 12 novembre 2010

chronique BD: Scott Pilgrim

Comment expliquer rationnellement un coup de cœur ? Je ne le sais pas. J’aime Scott Pilgrim parce que cette BD me fait le même effet que lorsque j’ai découvert Naniro Inko ou Blackjack de Tezuka. C’est une lecture légère et agréable sans toutefois être facile. C’est une gâterie qui ne tombe pas sur le cœur. Est-ce la présence improbable de combats de ninja, mêlés de musique punk avec une bluette d’amour qui rend cette histoire si séduisante ? Je ne saurais dire. Mais j’avoue prendre un plasir fou à lire les histoires de ce Canadien à un tel point que je les ai achetées en anglais, trop impatient pour attendre les traductions des quatre derniers épisodes. Le film sortira bientôt en DVD et je ne crois pas le louer, de peur d’être déçu ou de briser la magie. Puis-je vous le conseiller ? Je ne le sais pas, je crois que c’est trop personnel. Mais je ne pouvais pas ne pas en glisser mot. Voilà c’est fait.

mercredi 10 novembre 2010

Chronique BD: à la faveur de la nuit

Je l’avoue, lorsque mon libraire m’a tendu l’exemplaire de Jimmy Beaulieu, à la faveur de la nuit, qu’il avait gardé pour moi (La saligaud, il savait que je l’achèterais !). J’ai pensé, voilà un recueil de dessins de lesbiennes, Jimmy se paye un trip.
Je fus agréablement surpris ! Bien qu’il y ait du réchauffé pour les rares, mais heureux lecteurs de colosse, Jimmy a su faire prendre le ciment entre toutes ces historiettes. Son dessin en couleur est riche. L’auteur sait bien équilibrer ses planches. Juste assez pour offrir un emballage esthétique de haut niveau, mais pas trop pour que ça reste léger et digeste. Au scénario, il y a un fil conducteur qui nous garde en haleine, des dessins où l’on sent que l’auteur s’amuse, on sent la vivacité du trait et une finale intéressante, ajoutons des annexes anecdotiques enrichissantes qui invitent à la relecture, je referme la quatrième satisfait, voire comblé. Même si parfois les mains baladeuses ont la tâche facile en ne rencontrant aucune résistance, on ne peut se plaindre des scènes de sexes, on est un public averti !