samedi 6 novembre 2010

Pensées matinales


Chronique BD: Spirou t. 51


Ceux qui me connaissent savent que mon reporter préféré en BD n’est pas Tintin, mais Spirou. Alors qu’on reprenne les aventures de Spirou et Fantasio après un album 50 très discutable, je ne peux qu’être heureux. Ceux qui nous avaient offert les Géants pétrifiés arrondissent leurs traits et se plient à un graphisme et à des tempéraments plus conformes pour entrer dans la légendaire série. On reprend Zorglub le maladroit malintentionné, Champignac et les Champignaciens et évidemment nos deux héros accompagnés de leur rongeurs puisque le Marsupilami (Ai-je seulement le droit de prononcer son nom sur mon blog ?) ne peut plus y être. L’histoire est bonne, le suspense présent, de l’aventure pure et dure, les blagues sont fines et bien placées un vrai bijou. Le dessin de Yoann, que j’avais adoré dans la voleuse du père Fauteuil, est très vivant. Son trait anguleux et ses cases bien pleines donne une densité menaçante à cette jungle en mutation.Bref, après l’avoir lu, je suis non seulement heureux, mais rempli d’espoir pour les prochaines aventures, reste à espérer que la maison Spirou prenne soin de ces deux auteurs…

Chronique BD: Lucky luke


Étant ardent chevalier défenseur de la bande dessinée dans son milieu, je ne peux voir qu'avec un bon oeil le nom de l'illustre Daniel Pennac sur la couverture d'une Lucky Luke. Personnellement, j'ai préféré les romans de Benacquista, surtout Saga. Mais chagrin d'école et Comme un roman de Daniel Pennac devraient être une lecture obligatoire pour tous les enseignants du Québec. Ces deux auteurs connus, je l'espère, amènerontde nouveaux lecteurs du côté sombre de la littérature, ou si vous voulez en bande dessinée. Mais revenons à notre cow-boy, Lucky Luke contre Pinkerton est digne du duo Morris-Goscinny! (J'exagère un peu , mais à peine!) C'est bien écrit, c'est drôle, l'intrigue est présente. Les blagues qui reviennent sont bien placées et utilisées judicieusement, bref un pur délice. Le sympathique Achdé dessine très bien, utilise les classiques de la série comme les ombres chinoises, les plan en couleur unique et l'économie de décor lorsque possible. Il réinvente quelques gueules, qui semblent parfois être trop typées, mais d'un autre côté, il ne peut toujours dessiner les même habitants. Je suis donc bien content que les petites madame amatrices de grande culture et les bons vieux fans, tout comme les jeunes puissent se régaler de cet épisode fort divertissant.

triste Hallowen


dimanche 27 juin 2010

Congé!


Bonjour à tous chers visiteurs,
Je serai en congé pour la période estivale, ajoutons à ces deux nouveux bébés mes deux autres garçons, vous comprendrez que le temps me manquera un peu.
Merci de revenir me voir dès septembre, pour être avisé vous pouvez laisser votre courriel dans l'espace commetaire, je l'effacerai après l'avoir noté.
Vous êtes plus de 500 visiteurs qui sont venus plus de 3500 fois, de plusieurs coins du globe, j'en suis touché. Tout comme l'empire, je reviendrai!

mardi 22 juin 2010

chronique BD: Top ouf

Bon, je dois l'avouer je suis un fan de Lapinot et en passant je trouve sublime le courage qu'à eu Lewis Trondheim de réserver ce sort à son héros. Je ne vous vends pas la surprise, vous la lirez. Dans cette série, j'ai toujours eu un penchant pour cet idiot de Richard. Personnage impertinent sans foi ni conscience, portrait parfait d'un ami que nous avons tous.Voilà que Lewis reprend une formidable aventure de Lapinot, sans Lapinot, avec Richard comme personnage principal! Pur délice! Le seul fait de retrouver la calligraphie, les couleurs, bref l'ambiance Lapinot, m'enchante à la première page. J'y retrouve un peu le confort d'une bonne famille. Cette fois-ci l'auteur nous emporte sur les sentiers de la séduction à la façon des Invincibles, la série télévisée. Lewis trouve la petite idée fantastique, dans tous les sens du mot, pour donner à cette histoire le plus qui fait la différence. Le récit est parsemé de petits détails très réels et authentiques ajoutés à des histoires parallèles qui crédibilisent l'ensemble du livre. J'ai rit fort et je la relirai dès que cet article sera en ligne.

samedi 12 juin 2010

Chronique BD: La rue des autres


Avec la Pastèque on se trompe rarement si on est amateur de roman graphique et d’histoire de vie. Violaine Leroy raconte l’histoire d’un quartier en même temps que l’histoire de son héroïne et d’un clochard. Le scénario me laissait sur mon appétit au début, mais vers le tiers de l’album on embarque bien et la conclusion est tout simplement sublime. Visuellement, la bédéiste maîtrise bien son art. Son trait est simple, mais juste et ses décors, surtout les scènes de ville à l’extérieur, sont un peu plus réalistes et enveloppe l’ensemble pour plus de crédibilité. Plusieurs teintes de bleu viennent appuyer son noir et blanc et elle utilise des cercles de couleur différentes pour accentuer des objets ou des émotions. Cette subtilité donne un design plus pop sans toutefois être criard. On ne sent pas le travail graphique, mais on constate l’habileté d’une graphiste. Bref, une jolie histoire pour passer du bon temps dans un hamac.

Chronique BD: Ordre des Dragons


N’eusse été d’une imposition par mon club de lecture, je ne crois pas que j’aurais lu l’Ordre du Dragon bien que j’ai toujours un penchant pour les auteurs québécois.
J’avoue avoir embarqué dans l’histoire et suivi le fil du dénouement avec intérêt. Le dessin de Rodier est à la hauteur si on aime le réaliste avec gros seins. Ses décors sont sublimes, surtout les scènes inventées où il y a un travail de composition intéressant. Le seul problème est que le thème est convenu : Vampires, immortalité, anges, peuples anciens, vous voyez le genre? Le travail de documenation de mythologie et de légendes est riche et présenté agréablement sans lourdeur. En mélangeant cet ensemble au mouvement nazi et à la deuxième guerre, Istin pond tout de même un scénario original, qui me donne même le goût de vous la recommander.